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LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR EST CATÉGORIQUE PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Tahar FATTANI   
Samedi, 09 Octobre 2010 00:00
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«On s’occupera des parkings sauvages»

Sous la menace de la matraque, l’automobiliste est obligé de payer la dîmePour M.Ould Kablia cette situation doit disparaître de nos villes pour faire place à un dispositif bien réglementé. Il était temps d’agir pour rétablir l’autorité de l’Etat.

L’ère des parkings anarchiques est-elle révolue en Algérie? C’est ce que promet le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia. Expliquant les nouvelles orientations et directives émises par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le ministre s’est arrêté sur «la naissance» des «parkings sauvages», lorsqu’il a abordé les problèmes de circulation et de stationnement dans les villes. «Nous allons réfléchir à mettre en place un mécanisme afin de réglementer les parkings sauvages», a-t-il promis. Et d’ajouter qu’il est conscient que des personnes occupent sans autorisation ni titre de l’administration des espaces publics qu’ils transforment en parkings. «On va organiser cette situation à travers une étude qui déterminera les zones à gardiennage. Des badges seront distribués pour les gardiens de parking. Ces derniers seront, d’abord, sélectionnés par les services de police.»

Sans recours, sans défense, les automobilistes subissent un véritable diktat que leur imposent ces jeunes gardiens de parkings. Ces derniers sont d’ailleurs facilement reconnaissables: un gourdin ou une matraque à la main, ils avancent vers l’automobiliste pour lui exiger une somme d’argent d’un air menaçant. Gare à l’automobiliste qui refuserait de verser la dîme! Le conducteur est obligé de débourser la somme exigée au risque de voir tout simplement son véhicule saccagé.

Des prix irraisonnables sont imposés. Les citoyens ne souhaitant pas payer «cette taxe» s’exposent à une menace qui se transformera aussitôt en une agression physique, si l’automobiliste insiste à ne pas mettre la main à la poche. De nombreux cas ont été signalés. Les gardiens de parkings «autoproclamés» jurent de leur bonne foi, et affirment rendre service en surveillant les voitures. Cette activité très lucrative aiguise les appétits des jeunes chômeurs devenus maîtres incontestés de l’espace public qu’ils squattent sans que l’Etat réagisse. M.Ould Kablia estime qu’à travers ce mécanisme, le gardien du parking «assumera sa responsabilité devant le citoyen et l’administration». Ce n’est pas tout. Pour le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, une fois cette opération mise en place, les citoyens vont payer «une redevance raisonnable». Les walis, selon le ministre, doivent gérer le problème de la circulation et du stationnement urbain et mettre fin à l’anarchie qui caractérise le parking dans les villes qui est devenue une tradition. Jusque-là, les administrations se refilent cette patate chaude. Personne n’est responsable sachant que le dossier est une véritable bombe pour les collectivités locales. Pour leur part, les agents de police estiment qu’ils ne peuvent intervenir s’il n’y a pas de plainte de citoyens. Etions-nous donc face à un immense vide juridique? Faux, répondent les spécialistes estimant que personne n’a le droit de s’approprier l’espace public. C’est donc de l’absence de l’Etat qu’il s’agit. Entre-temps, les «squatteurs» continuent à exercer leur métier en toute tranquillité. Pour le ministre, cette situation doit disparaître de nos villes pour faire place à un dispositif bien réglementé. Il était temps d’agir pour rétablir l’autorité de l’Etat. Il s’est développé depuis ces dernières années une habitude de laisser-aller par les collectivités locales pour aboutir ensuite à des situations de fait accompli. Comme si un gardien de parking ouvrait droit à tout, même à squatter le domaine public sous prétexte qu’il est chômeur, comme si l’habitant d’un bidonville ouvre droit au logement avant même ce citoyen locataire qui a déposé un dossier depuis des années, comme si... Il y a eu autant de comme si, à telle enseigne que l’autorité de l’Etat a fini par disparaître totalement.

L'Expression
 

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