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Actualités - Nouvelles
Écrit par Meziane Rabhi   
Mardi, 04 Janvier 2011 00:00
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Les mises au point de yousfi

Energies renouvelablesL’Algérie n’a pas encore opté pour un partenaire pour développer les énergies renouvelables.  “Nous n’avons pas fait de choix”, a indiqué le ministre de l’Énergie et des Mines,  M. Youcef Yousfi, hier, sur les ondes de la radio Chaîne III.

“Nous avons dit : traçons notre programme. En traçant notre programme, nous allons travailler avec des partenaires, aussi bien avec Desertec qu’avec d’autres organismes comme Transgreen ou Plan Solaire Méditerranéen, et tous ceux qui rentrent dans nos objectifs. D’abord, nous mobilisons nos propres moyens”, a précisé l’invité de la rédaction de la III.
Le ministre de l’Énergie s’est montré, même, étonné de la question de la journaliste de la Chaîne III sur l’accord du gouvernement algérien pour le projet Desertec. “Quel accord du gouvernement ?”, a-t-il répondu, expliquant que “Desertec est une idée d’industriels. Le gouvernement allemand n’a rien à voir avec Desertec”. “Le gouvernement algérien n’a pas à donner son feu vert ou son feu rouge. Nous discutons avec l’ensemble des partenaires qui peuvent entrer dans le cadre de la réalisation de notre programme”, a-t-il affirmé.

Pour rappel, en visite officielle à Berlin le 8 décembre 2010, le président de la République, cité par la très officielle agence APS, avait indiqué, lors d’une conférence de presse, avoir abordé, lors de son entretien avec la chancelière Merkel, “les projets immenses sur lesquels nous travaillons ensemble, notamment celui de Desertec que nous allons approfondir d’un commun accord”.
Aujourd’hui, l’Algérie semble vouloir d’abord mobiliser ses moyens. “Nous allons mobiliser d’abord nos propres moyens. Nous allons travailler avec des partenaires pour acquérir la technologie et exporter l’excédent de production vers l’Europe”, a souligné le ministre, annonçant la présentation, aujourd’hui, lors de la réunion du gouvernement, du plan national de développement des énergies nouvelles et renouvelables. “C’est un projet de programme, puisqu’il faut qu’il soit examiné par le gouvernement, assez ambitieux et qui porte sur le long terme, sur les vingt prochaines années”, indique M. Youcef Yousfi. L’objectif est d’arriver à produire 40% des besoins en électricité de l’Algérie en 2020, à partir de l’énergie solaire et éolienne.

Le ministre de l’Énergie a annoncé la présentation au gouvernement d’une soixantaine de projets, déjà identifiés nécessitant “une aide conséquente de l’État et la mobilisation des secteurs industriels public et privé et de la communauté scientifique”. Les projets permettront de produire entre 2 500 et  3 000 MW en énergie solaire et éolienne et même en matière de géothermie. L’Algérie prévoit aussi d'exporter vers l'Europe. “Si les conditions sont réunies, s’il y a des partenaires non seulement pour produire et transporter de l’électricité, si l’Europe ouvre ses portes, nous pensons avoir le potentiel d’exporter jusqu’à 2 000 mégawatts en 2020 et peut-être même atteindre 10 000 mégawatts en 2030”, souligne M. Youcef Yousfi, indiquant que le plan sera réalisé en trois phases. Interrogé sur le prix de l’électricité, le ministre indique que produire de l’électricité, dans les conditions actuelles, coûtera beaucoup plus cher. “La subvention sera-t-elle alors maintenue ?”, interroge la journaliste. “C’est au gouvernement de décider de sa politique de subvention et de soutien”, répond l’invité de la rédaction. “Il faut réfléchir à long terme au prix de l’électricité pour le citoyen. Moi, je pense qu’à moyen terme, le citoyen doit participer”, a ajouté le ministre, en payant probablement plus cher l’électricité.

M. Youcef Yousfi a, par ailleurs, annoncé que son département est en train d’étudier les conditions pour lancer, à moyen terme, une première centrale nucléaire dans le pays. “Il faut dix à quinze ans pour nous préparer”, a-t-il expliqué, estimant que “le potentiel en uranium, dont dispose l’Algérie, suffit largement pour alimenter les centrales nucléaires dans le futur”.
Le ministre de l’Énergie a révélé que le gouvernement a décidé, pour 2011, d’octroyer une enveloppe de 800 millions de dinars à l’organisme de recherche géologique et minière en vue de reprendre d’une façon plus dynamique la recherche géologique et minière.

Le ministre a qualifié de “sérieux et inadmissibles” les faits reprochés à certains responsables de Sonatrach
Le ministre a fait savoir que l’Algérie a clôturé l’année 2010 avec 55,7 milliards de dollars de recettes d'hydrocarbures, en hausse de 25% par rapport à 2009. Quant à la production, M. Youcef Yousfi parle de tassement et non pas de régression. “Ce qui compte c'est la valeur des exportations et non pas les volumes exportés. Si on pouvait exporter deux fois moins et avoir autant de revenus, pourquoi voulez-vous qu’on épuise nos réserves rapidement”, a expliqué le ministre.
Les associés de Sonatrach ont contribué à près de 50% de la production pétrolière en termes de volumes, mais à 6% seulement en termes de valeur. M. Youcef Yousfi, se voulant rassurant sur les réserves pétrolières, affirme qu’elles ne vont s'épuiser ni en 2015, ni 2020. Notre pays dispose d'un énorme potentiel appelé à accroître à la faveur d'un vaste programme d’exploration qui sera engagé. “Nous allons augmenter nos réserves non pas parce que nous allons être à court en 2015. C’est pour assurer la sécurité énergétique du pays à très long terme. En matière d’énergie, on ne réfléchit pas à cinq ans, mais à 30 ans et plus”, a souligné le ministre, annonçant que “pour 2011, l’Algérie va accroître l'exploration de plus de 40% par rapport à 2010 : année durant laquelle 29 découvertes d'hydrocarbures ont été enregistrées”. Concernant la politique de raffinage, le ministre a indiqué que son département a lancé un programme de modernisation et d’augmentation de capacité des raffineries.

De nouvelles capacités de raffinage seront construites. L’objectif est de doubler la capacité d’ici 10 à 15 ans. Revenant sur l’affaire Sonatrach, le ministre a qualifié de “sérieux et inadmissibles” les faits reprochés à un certain nombre de responsables. “Nous allons prendre toutes les mesures de manière d’abord à sécuriser les responsables”, a affirmé le ministre, soulignant que “Sonatrach est debout grâce aux hommes et aux femmes qui la font.
Ce sont les travailleurs de Sonatrach qui ont permis le maintien de la production à son niveau dans les années noires de terrorisme. L’immense majorité des responsables de Sonatrach sont des gens honnêtes qui travaillent et qui vivent de leur salaire”. “Il y a un certain nombre de déviations, un certain nombre de choses illégales qui ont été commises”, a regretté le ministre, indiquant que “Sonatrach va bien. Le secteur des hydrocarbures va bien. Il n’y a pas de danger concernant la production des hydrocarbures, leur exploitation et leur commercialisation”.

Évoquant les mesures déjà prises, comme la mise en place du code d’éthique, le ministre a annoncé qu’il serait plus regardant sur la rédaction des appels d’offres et les cahiers des charges.

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