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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT TUNISIEN CONNU DEPUIS HIER PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Karim AIMEUR   
Mardi, 18 Janvier 2011 00:00
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Ghannouchi et six ministres de Ben Ali reconduits

gouvernement provisoir TunisienLe nouveau gouvernement a supprimé, officiellement, le ministère de l’Information, accusé de censurer la liberté de la presse et d’expression dans le pays.

Les Tunisiens ont pris connaissance, hier, de la composante du nouveau gouvernement et ce quatre jours après la fuite de l’ex-président Zine El Abidine Ben Ali en Arabie Saoudite. C’est au terme de plusieurs heures de rudes consultations politiques avec les dirigeants des partis de l’opposition et les partenaires sociaux, que le Premier ministre tunisien, M.Mohamed Ghannouchi, a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale.

S’exprimant devant des journalistes au Palais du gouvernement, le Premier ministre a dévoilé la liste des 19 ministres chargés de gérer le pays jusqu’à la tenue des prochaines élections présidentielle et législatives.
La composante de cette équipe comporte une surprise de taille: la reconduction du Premier ministre Mohamed Ghannouchi et six membres de l’ancien gouvernement Ben Ali, dont le ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane et celui (nouveau) de l’Intérieur, Ahmed Kriaâ.

Comme attendu, on relève la désignation de trois chefs de partis de l’opposition qui sont le secrétaire général du mouvement Ettajdid (Renaissance, ex-communiste), Ahmed Ibrahim, le chef historique du Parti démocratique progressiste (PDP, formation de l’opposition légale la plus radicale), Nejb Chedid, et Mustapha Ben Jafar qui dirige le Front démocratique pour le travail et les libertés (Fdtl).

Le nouveau gouvernement compte également des représentants de la société civile. Ce nouveau gouvernement a supprimé, officiellement, le ministère de l’Information, accusé de censurer la liberté de la presse et d’expression dans le pays. Ce gouvernement a été annoncé sur fond de contestation et de suspicion alors que des milliers de Tunisiens protestaient pour demander la dissolution pure et simple du parti du président déchu Ben Ali et l’exclusion des hommes politiques liés à l’ancien régime, dont Mohamed Ghannouchi, du nouveau gouvernement. Le mouvement islamiste Ennahdha a invité, quelques heures avant l’annonce, à la formation d’un «gouvernement de salut national» regroupant tous les partis, à l’exclusion de l’ex-parti au pouvoir, et d’une «assemblée constituante» pour préparer une nouvelle Constitution. Juste après l’annonce, l’opposant Moncef Marzouki a dénoncé lundi une «mascarade», fustigeant une «fausse ouverture» avec le maintien de ministres du président déchu Ben Ali, dans un entretien à la télévision française I-Télé. Les partis politiques d’opposition, qui ont pris part au dialogue et aux consultations, ont un avis différent sur la composition de l’Exécutif. Certains partis exigent la formation d’un gouvernement sur la base des tiers, d’autres ont proposé un gouvernement technocrate et un autre courant politique appelle à la formation d’une assemblée constituante et non d’un gouvernement.

En tout état de cause, la nouvelle équipe devra, notamment préparer, en un temps record de deux mois selon la Constitution, des élections présidentielle et législatives «libres et transparentes» surveillées par un comité indépendant et des observateurs internationaux. Par ailleurs, lors de sa conférence de presse, le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, a annoncé plusieurs autres mesures politiques allant dans le sens de l’apaisement de la rue qui a accueilli avec prudence la nouvelle composante du gouvernement. Il a annoncé, dans ce sens, la libération de «tous les prisonniers d’opinion» et la levée de l’interdiction d’activité de la Ligue des droits de l’homme. Le Premier ministre a décidé également de lever toute restriction en annonçant «la liberté totale de l’information» et la levée de l’interdiction de toutes les organisations non gouvernementales activant en Tunisie.

  • Des élections générales d’ici six mois

Le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi a annoncé hier, l’organisation d’élections générales en Tunisie dans «six mois au plus tard», dans une déclaration à la chaîne de télévision Al-Arabiya.

L'Expression

 

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