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En Libye, au Yémen et au Bahreïn PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par EL WATAN   
Samedi, 19 Février 2011 00:00
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Le temps de la répression

Le temps de la répressionUne grande tension hier lors de l’enterrement d’une des trois personnes tuées jeudi à Manama.
Au moins 24 personnes ont été tuées en Libye, d’après les estimations des ONG. Au Yémen, les flics de Ali Abdellah Saleh n’ont pas hésité à tirer sur la foule, tuant au moins 5 manifestants l Le petit royaume de Bahreïn a sorti ses blindés pour mater les citoyens qui réclament des réformes politiques.


Les régimes despotiques de Libye, du Yémen, de Bahreïn, dont les trônes chancellent depuis quelques jours sous le poids de la contestation populaire de leurs régimes, commencent à abattre leurs mains lourdes. C’est, en effet, un vendredi noir pour les peuples de ces trois pays où le sang des jeunes manifestants a coulé dans les rues de Sanaa, Benghazi et Manama. La répression dont ont fait preuve ces trois régimes a été tellement féroce qu’elle a suscité la réaction énergique de la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.En Libye, on en dénombre au moins 24 morts parmi les manifestants, selon les ONG. Et le bilan risque d’être plus lourd en ce sens que le régime du «guide», ayant perdu la boussole, se livre à un massacre à huis clos, loin des regards indiscrets de la presse internationale. Hier, quatre détenus ont été froidement abattus par le bras armé de Mouammar El Gueddafi, alors qu’ils tentaient de s’évader de la prison d’El Jedaida, l’une des villes enflammée du royaume libyen, près de Tripoli.Aucun bilan exhaustif n’était disponible hier, alors que les chaînes satellitaires diffusaient des images amateurs des affrontements violents entre les forces de sécurité et les groupes de manifestants dans plusieurs villes.

Massacre à huis clos

On sait en revanche qu’au moins quatorze personnes ont été tuées depuis mercredi dans la seule ville d’Al Baïda, à l’est de Tripoli, d’après des sources citées par l’AFP. Les comités révolutionnaires, pilier du régime libyen, n’ont pas hésité hier à brandir le Seif El Hadjadj (la menace) contre les «groupuscules» manifestant contre Mouammar El Gueddafi. «La riposte du peuple et des forces révolutionnaires à toute aventure de la part de ces groupuscules sera violente et foudroyante», ont mis en garde ces gardiens du temple d’El Gueddafi sur le site internet de leur journal Azzahf Al Akhdar (la marche verte). Message particulièrement odieux de ce comité : «Le pouvoir du peuple, la Jamahiriya (pouvoir des masses), la Révolution et le leader (Mouammar Kadhafi) constituent des lignes rouges.

Celui qui tentera de les dépasser ou de s’en approcher risque la mort et joue avec le feu.» Et il faut croire que cette menace a été froidement exécutée puisque l’organisation Human Rights Watch (HRW) a fait état de 24 morts pour la journée de jeudi. L’ONG des droits de l’homme parle d’attaques «sauvages des forces de sécurité à Al Baïda, Benghazi, Zenten, Derna et Ajdabiya».
Au Yémen, pris en otage par le dictateur Ali Abdellah Saleh depuis plus de 30 ans, trois manifestants ont été tués hier lors de la dispersion par la police de manifestations réclamant la chute du régime à Aden (sud). Deux autres protestataires ont été tués dans une attaque à la grenade, à Taez (sud-ouest).

Des tanks contre les manifestants !

Au Bahreïn, le petit royaume a sorti ses grands blindés à Manama pour réprimer dans le sang des milliers de manifestants.
Une grande tension régnait hier lors de l’enterrement des trois personnes tuées jeudi à Manama. Mais cette féroce répression des manifestants qui réclament des réformes politiques dans les pays arabe et du Maghreb, commence à exaspérer même leurs alliés occidentaux. Le président américain, Barack Obama, a condamné hier le recours à la violence contre les manifestants à Bahreïn, en Libye et au Yémen, et appelé au respect de leur liberté d’expression. La Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a de son côté condamné les réactions «illégales et excessivement répressives» de gouvernements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord contre des «demandes légitimes» de leur population.

«Le Moyen-Orient et la région d’Afrique du Nord débordent de colère», a déclaré Mme Pillay dans un communiqué où elle «condamne les réactions illégales et excessivement répressives de nombre de gouvernements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord face aux demandes légitimes de la population». «La nature et l’ampleur des violations des droits de l’homme, qui ont lieu dans plusieurs pays de la région en réponse à ceux qui manifestent pacifiquement pour défendre leurs droits fondamentaux et leur liberté, sont alarmantes», a-t-elle insisté.  

EL WATAN
 

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