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Les familles des marins du Blida lancent un cri de détresse au Président PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Younès Djama   
Jeudi, 10 Mars 2011 00:00
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«M. Bouteflika, nous vous supplions d’intervenir !»

«M. Bouteflika, nous vous supplions d’intervenir !»Eplorées, désemparées, et surtout extrêmement inquiètes pour leurs mari, frère et père, détenus depuis plus de 60 jours au large de la Somalie par des pirates, les familles des dix-sept marins algériens pris en otage au large des côtes somaliennes lancent un cri de détresse à l’intention du premier magistrat du pays, M. Abdelaziz Bouteflika.

«Monsieur le président de la République, nous vous supplions d’intervenir afin de libérer nos père, frère et mari», implorent les familles par la voix du président de leur collectif, M. Achour, que nous avons joint hier par téléphone. «Ce sont pour la plupart des familles illettrées, qui ne savent ni lire ni écrire. Elles s’en remettent à Dieu et à vous Monsieur le président, vous qui êtes rompu à la diplomatie», rapporte notre interlocuteur qui ajoute : «Il faut faire l’impossible pour libérer nos marins, et nous sommes sûrs que M. Bouteflika peut faire quelque chose». Le même intervenant n’a pas apprécié les propos tenus la veille (mardi, NDLR) par le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui déclarait à la presse que «seul» l’affréteur jordanien («Lead Arrow», Ndlr) était habilité à négocier avec les ravisseurs. «Ce sont des Algériens, à ce que je sache, et c’est aux autorités algériennes d’intervenir en leur faveur !» s’indigne notre interlocuteur, en se disant implicitement «favorable» au paiement d’une rançon quand bien même les ravisseurs du vraquier battant pavillon algérien le Blida n’auraient toujours pas exigé de rançon en contrepartie de la libération des marins algériens. «Le plus important, c’est de les voir libres», espère-t-il, tout en considérant la sortie du MAE comme une manière de «s’en laver les mains».

M. Achour n’a pas non plus ménagé Louisa Hanoune et Abdelmadjid Sidi-Saïd, respectivement présidente du Parti des travailleurs (PT) et patron de l’UGTA, à qui il reproche de n’avoir pas «levé le petit doigt pour défendre ces travailleurs». Il se demande, à ce propos, «s’ils défendent les travailleurs ou leurs propres fauteuils». En outre, M. Achour a indiqué que le Collectif des familles des marins algériens pris en otage organise, ce jeudi matin, un sit-in devant le siège de l’IBC, filiale de la CNAN, propriétaire du vraquier, à Hydra. Il a précisé que, jeudi dernier, une délégation composée de membres du Collectif résidant à Alger, a été reçue par le DG de l’IBC, M. Nacer Mansour. «Demain (aujourd’hui, Ndlr), d’autres familles de Béni Saf, Ain Témouchent et Annaba nous rejoindront», ajoute-t-il. Notre interlocuteur précise que le dernier entretien téléphonique que les marins ont eu avec leurs familles remonte à une semaine, soit le mercredi 2 mars. «L’appel n’a duré que 2 minutes seulement, mais c’était largement suffisant pour sentir leur détresse et leur malaise d’être si loin des leurs», a témoigné notre interlocuteur. Selon lui, une femme d’un marin a fait cet aveu : «Je connais mon mari depuis 40 ans. Je sais s’il va bien ou mal. Ce jour-là, il a pleuré…».

Le Jeune Indépendant
 

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