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IL A CONVOQUÉ «L’ÉTAT MAJOR» DES INSTITUTIONS PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Kamel Amarni   
Samedi, 12 Mars 2011 00:00
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La réunion secrète de Bouteflika

La réunion secrète de BouteflikaAbdelaziz Bouteflika a présidé, mercredi dernier au siège de la présidence, une importante réunion avec les plus hauts responsables de l’Etat. C’est ce que nous avons appris de source sûre.
Ont pris part à cette réunion, restreinte et hermétiquement tenue au secret, le président du Sénat Abdelkader Bensalah, le président de l’Assemblée populaire nationale Abdelaziz Ziari, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le président du Conseil constitutionnel Boualem Bessaïeh et le ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, Abdelaziz Belkhadem. Ce conclave a duré toute la journée, nous précise notre source. «Il n’y avait aucun ordre du jour préalable à cette réunion. Et puis, le président a l’habitude de convoquer ce genre de réunions pour consulter, se faire informer ou coordonner des actions. Il y a quelques semaines, il avait par exemple fait de même avec l’ensemble des responsables des services de sécurité, sans que cela soit rendu public.» Mais tout de même, le contexte ainsi que la nature des interlocuteurs de Bouteflika, cette fois, autorisent de légitimes interrogations. Car, en convoquant, ainsi, l’état-major des institutions nationales, en la présence de surcroît du président du Conseil constitutionnel, cela signifie que Bouteflika s’apprête à prendre quelques décisions d’importance. C’est d’autant plus plausible que, toujours selon notre source, Bouteflika a tenu une seconde réunion avec les mêmes responsables, moins Ouyahia, dès le lendemain, jeudi. Dans l’entourage des «Six», l’on avance plusieurs hypothèses. «Il a été question, bien sûr, de la situation générale du pays, de l’évolution de la situation en Libye aussi», croit savoir un proche de Belkhadem. Une autre source évoque, quant à elle, «la volonté de Bouteflika d’octroyer plus de prérogatives aux élus locaux à travers le nouveau code communal qui sera soumis dimanche à l’Assemblée».

Ceci, tandis qu’une autre «indiscrétion», avance, elle, des hypothèses un peu plus «osées» : «Si le président convoque ces cinq hauts responsables de l’Etat, c’est qu’il prépare une décision majeure. Et dans ce cas, il ne pourrait s’agir que d’une élection législative ou peut-être aussi locale anticipée ou alors d’une révision de la Constitution.» Il faudrait d’ailleurs rappeler que la révision de la Constitution a été annoncée par Bouteflika lui-même, en 2008 puis en 2009. Après avoir éliminé, le 12 novembre 2008, l’article 74 de la Constitution qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux et qui l’empêchait de se présenter à la présidentielle d’avril 2009, Bouteflika s’était publiquement et à plusieurs reprises engagé à procéder, au cours de son actuel mandat, à une autre révision. «Une révision en profondeur », précisait-il en plus. Car, pour lui, l’actuelle Constitution ne détermine pas, de façon nette, la nature du régime en Algérie. «Nous ne sommes ni dans un régime présidentiel, ni dans un régime parlementaire», ne cesse-t-il de se plaindre, lui qui dispose pourtant de prérogatives d’un régime ultra-présidentiel ! Son projet, et c’est de notoriété publique, est d’accroître la prééminence de la fonction présidentielle sur l’ensemble des institutions institutions pour en faire la seule et exclusive source de pouvoir. Or, la conjoncture internationale qui a spectaculairement évolué en ce début 2011 rend plus que jamais improbables les tentations dictatoriales de cette nature. Est-il alors en train de chercher une formule «habillée», moins choquante en tout cas, pour faire avaler la pilule ?

Un conseil «d’urgence» sur l’emploi
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a présidé, jeudi dernier, un très long conseil interministériel sur «la nouvelle politique de l’emploi», avons-nous appris de source gouvernementale. «Ce CIM s’était exclusivement penché sur la préparation de tous les textes d’application, très nombreux et nécessaires à la concrétisation des dernières mesures prises par le Conseil des ministre.» Des mesures qui impliquent en outre de très nombreux secteurs comme celui de l’emploi, mais aussi ceux de l’agriculture, de l’habitat, du tourisme, de la pêche, de l’industrie, de la PME PMI, etc. «C’était quasiment un conseil de gouvernement. Car, et en plus du nombre de secteurs que cela concerne, le gouvernement a été chargé de simplifier la procédure habituelle pour que l’ensemble des textes soient prêts à très court terme.» Il convient de préciser, en effet, qu’en temps ordinaire, une telle procédure prend six mois en moyenne.

Ouyahia convoque son conseil pour le 7 avril
Ahmed Ouyahia a convoqué la réunion du conseil national de son parti, le RND, pour les 7 et 8 avril prochain à Zéralda. Il convient de rappeler que la dernière session de ce conseil remonte au mois de mars 2010, date depuis laquelle Ouyahia ne s’était plus exprimé en public.

Le Soir d'Algérie
 

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