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Bouteflika inaugure le mégaprojet de transfert de l’eau d’In Salah à Tamanrasset PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Abderrahmane Marouf Araibi   
Mercredi, 06 Avril 2011 00:00
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En visite de travail et d’inspection, hier, à Tamanrasset

En visite de travail et d’inspection, hier, à Tamanrasset "Merci, merci, merci, Monsieur le Président"

Place Tahagat, la grande clameur qui venait d’accueillir le Président de la République à son arrivée au centre de la ville de Tamanrasset laisse place à un silence quasi religieux, plein de symbolique. Le Président de la République inaugure une belle sculpture saupoudrée de matériau naturel local représentant le pic d’un des monts célèbre de la région, le « il amen », littéralement, il y a de l’eau en targui. Les yeux sont rivées au sommet de la stèle, instantanément en gouttelettes puis en un fin filon allant en grossissant, l’eau jaillit et dévale de part et d’autre de la sculpture libérant les Youyous et les acclamations de la population de la ville massée de part et d’autre de la placette et tout au long de l’avenue sur laquelle elle débouche. Un instant symbolique que tout le monde attendait, un espoir caressé au fil des ans à mesure que s’épuisaient les réserves hydriques superficielles locales et que prospérait le commerce des camions-citernes qui approvisionnaient les bâches à eau des particuliers ou du moins pour ceux qui pouvaient se le permettre, c’est que le Président de la République venait d’inaugurer symboliquement un mégaprojet pour alimenter la ville et quasiment toute la région en eau potable, une eau pompée dans la nappe albienne à plus de 750 kilomètres et acheminée dans des conduites sur un total linéaire de 1256 kilomètres car, doublée en parallèle pour assurer un approvisionnement régulier et permanent permettant d’aller à un transfert de l’ordre de 100. 000 m3/jour pour assurer jusqu’à l’horizon 2050 les besoins d’une population dont les projections donnent un total de 340. 000 habitants et ce,  à raison d’une dotation journalière de 265 litres/jour/par habitant. «Merci, merci, merci Monsieur le Président pour avoir concrétisé notre espoir et notre rêve » déclame un des notables de la ville dans une déclaration faite au Président de la République. « Celui qui ne remercie pas les hommes ne remercie pas et ne rend pas louange à Dieu le Tout-Puissant, ajoute t-il, remerciant encore le Président de la République pour cette fête et cette joie qui a envahi les foyers de Tamanrasset et pour ce grandiose projet qui vient, précise-t-il , «couronner une décennie d’efforts qui ont permis un sursaut qualitatif et quantitatif du développement au niveau de toute la wilaya». Dès les premières heures de la matinée, la foule s’est massivement emparée des trottoirs pour attendre l’arrivée du Président de la République, pour lui témoigner sa gratitude et son attachement, sa reconnaissance pour l’achèvement de ce projet de transfert qui a mis fin à un cauchemar et à une quête continue de la moindre goutte d’eau. Le baroud tonne, les gorges déployées laissent sortir en un strident cri les youyous. La symbiose est totale entre un Président et son peuple. Le tout-Tamanrasset et de ses environs est là, présent à cet accueil sincère, exceptionnellement chaleureux.
A. M. A.

Un grand nombre de citoyens en liesse ont convergé  dès la matinée de mardi vers la principale artère de la ville de Tamanrasset pour accueillir le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, qui  effectue une visite de travail et d'inspection dans la capitale de l'Ahaggar.  Le rond-point jouxtant le quartier de Tahaggart, situé en plein centre-ville  de Tamanrasset, et qui abrite la stèle Allamane (Il y a de l'eau en Tifinagh),  inaugurée par le Chef de l'Etat, dès son arrivée dans cette ville, pour immortaliser  la mise en service du méga projet de transfert d'eau potable d'In Salah à Tamanrasset, s'est avéré exigu pour contenir une foule des grands jours dans cette ville  de l'extrême Sud du pays.          
La ville, pavoisée aux couleurs nationales, s'est parée de ses plus  beaux atours pour recevoir le président Bouteflika qui a traversé la principale  rue à, pied.          
Des chameliers touarègues, arborant leurs cimeterres légendaires et  des boucliers portant des inscriptions en Tifinagh, ont exécuté des danses, alors que des femmes en tenue traditionnelle entonnaient des chants de bienvenue.          
Des youyous fusaient des quatre coins de la désormais placette d'Allamane,  se mêlant à des slogans de soutien au Président de la République.          
Cet accueil chaleureux est réservé à l'homme qui avait promis d’étancher  la soif de milliers d'habitants de cette région, lors de sa visite à Tamanrasset, le 7 janvier 2008, à travers un méga projet de transport d'eau traversant les montagnes rocailleuses d'Inekker, ainsi que les gorges mythiques d'Arak. Aujourd'hui, les robinets de Tamanrasset fournissent de l'eau 24h sur  24h Le Chef de l'Etat a traversé la rue l'Emir Abdelkader sous le son du  baroud d'un groupe artistique traditionnel, devant une foule de milliers de  citoyens qui longeait la principale rue de Tamanrasset.          
Le Président Bouteflika s'est dirigé, ensuite, avec la délégation officielle,  pour inaugurer la route reliant Tamanrasset à In Guezzam, avant de rejoindre  le nouveau pôle urbain d'Adriane et, enfin, le centre de contrôle du transfert  d'eau potable où il a suivi une présentation détaillée sur ce méga projet d'un  coût de 3 milliards de dollars.

Des réalisations dignes de la capitale de l'Ahaggar

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika,  a inauguré hier, à Tamanrasset plusieurs infrastructures socio-économiques dont le volume et l'importance ont été manifestement taillés à la mesure du statut  de capitale de l'Ahaggar de cette ville de l'extrême Sud du pays, et de son  ambition de s'affirmer en tant que carrefour régional.          
Le Chef de l'Etat a ainsi procédé à l'inauguration officielle du projet  de transfert d'eau potable d'In Salah à Tamanrasset, un ouvrage colossal de  750 km linéaires.          
Ce mégaprojet, qui traverse les gorges de l'Arak et le massif d'Inekker, assure l'alimentation en eau potable de près de 100.000 habitants de Tamanrasset  et de milliers de citoyens habitant les localités environnantes, pour un coût  global de 197 milliards de dinars, soit environ 3 milliards de dollars, incluant la  station de déminéralisation située à In Salah, en cours de réalisation.          
Le Président de la République a inspecté, dans le cadre de l'inauguration  de cet ouvrage gigantesque, des équipements implantés à Tamanrasset, dont le  centre de télécontrôle, établi à proximité du réservoir principal qui capte  l'eau transportée à partir d'In Salah par canalisation.           
Le projet peut satisfaire les besoins d'une population estimée à 340.000 habitants, avec une dotation de 265 litres/j par personne.          
Le Président Bouteflika avait posé la première pierre de ce méga projet  lors de sa visite dans cette wilaya le 7 janvier 2008. Le chef de l'Etat a, d'autre part, inauguré un tronçon de la route transsaharienne, reliant Tamanrasset à In Guezzam, sur 420 km.          
La transsaharienne est considérée comme un projet important sur les  plans pratique et stratégique, qui contribue au désenclavement de l'extrême  sud du pays et la zone frontalière, celle-ci devant jouer un rôle de carrefour  régional, avec le parachèvement de la partie de la route traversant le Niger.          
Entamé en 1999, ce tronçon de 420 km a été réalisé en trois tranches (entre 2000 et 2009) pour un coût global de 7,22 milliards de dinars.          
Le président Bouteflika a, en outre, inauguré le nouveau pôle urbain  d'Adriane à Tamanrasset, réalisé dans le cadre du plan quinquennal 2005-2009,  pour un coût global de 1,6 milliard de dinars. Au moins 24 entreprises ont participé  à sa construction en deux ans.           
Il s'agit d'un ensemble de 1.028 logements, ayant généré 2.056 postes  d'emplois, et visant à améliorer le cadre de vie des citoyens de Tamanrasset,  d'autant plus qu'il dispose de tous les équipements d'accompagnement dignes d'une cité moderne. Un accueil populaire particulièrement chaleureux avait été réservé au Président de la République à son arrivée dans la ville comme lors de l'inauguration  de la stèle symbolisant le transfert d'eau vers la capitale de l'Ahaggar.

M. Ahmed Adaber,Amenokal de l’Ahaggar : “Ce projet de transfert d’eau est la clef de voûte du développement de la région”

L’eau est la "clef de voûte" du développement  de l’Ahaggar et son arrivée à Tamanrasset, avec le mégaprojet de son transfert  depuis In-Salah, apportera "beaucoup de bienfaits" à la région, a souligné M. Ahmed Adaber, Amenokal  de l’Ahaggar.          
S’exprimant à quelques heures de la visite que doit effectuer mardi  le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, dans la wilaya, le successeur  de Hadj Moussa Akhamoukh a rappelé un adage targui "Amane Imène" (l’eau c’est  la vie) pour résumer toute l'importance que revêt ce mégaprojet, qualifié de  "projet du siècle", que doit inaugurer le Chef de l’Etat.           
"C'est un grandiose projet qui bénéficiera à la ville de Tamanrasset  et aux localités environnantes", a-t-il dit.           
"La population de l’Ahaggar, qui porte une grande estime et considération  au Chef de l’Etat, salue les réalisations qui ont vu le jour grâce à lui dans  la région, à l’exemple de l’Université et des nombreux programmes de logement  dans la région", a ajouté l’Aménokal de l’Ahaggar .            
Dans ce sens, il a relevé que "Tamanrasset de 2011 présente un  visage totalement différent de ce qu’il était en 2000", notamment avec le  mégaprojet de transfert de l’eau de In-Salah vers Tamanrasset sur 750 km, qui  "n’est plus un rêve aujourd’hui, mais une réalité palpable pour laquelle l’Etat  a consenti d’énormes efforts".          
M. Ahmed Adaber a saisi l’occasion pour appeler les jeunes à redoubler  d’effort et à prendre conscience de la valeur de ces réalisations pour l’essor  de la région notamment, dans le domaine agricole, à travers ce titanesque  projet hydraulique qui a traduit dans les faits ce dont est capable "la volonté  algérienne", a-t-il dit.          
L’Amenokal de l’Ahaggar, qui a appelé la population locale à sortir  massivement accueillir le Président Bouteflika, a insisté par ailleurs sur la  nécessité de préserver cette ressource hydrique précieuse et à l’exploiter rationnellement  dans l’intérêt de la région.

Le pari tenu de 2008

Ce méga projet, qui traverse les gorges de l'Arak et le massif d'Inekker,  vient étancher la soif de quelque 97.000 habitants de la capitale de l'Ahaggar  et de milliers de citoyens habitant les localités environnantes, pour un coût  global de 197 milliards de dinars, soit 3 milliards de dollars, incluant la station  de déminéralisation située à In Salah, en cours de réalisation.          
Le Président de la République a inspecté, dans le cadre de l'inauguration  de cet ouvrage gigantesque, des équipements implantés à Tamanrasset, dont le  centre de télécontrôle, établi à proximité du réservoir principal qui capte  l'eau transportée à partir d'In Salah par canalisation.           
Ce centre permet de contrôler en permanence tous les équipements du  projet, selon la présentation détaillée qui en a été faite en présence du Chef  de l'Etat et du ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal.          
Le projet peut satisfaire les besoins d'une population estimée à 340.000 habitants, avec une dotation de 265 litres/j par personne.           
Les ressources en eau nécessaires à la satisfaction de ces besoins sont  mobilisables au niveau de deux champs captant. Un troisième champ captant sera délimité pour une éventuelle mobilisation complémentaire.          
Un réservoir de 50.000 m3 a été réalisé à Tamanrasset, pour recevoir  l'eau transportée au moyen de deux canalisations.          
Le Président Bouteflika avait posé la première pierre de ce méga projet  lors de sa visite à Tamanrasset le 7 janvier 2008.

Une réalisation économique d'importance nationale

Le projet de transfert des eaux In Salah-Tamanrasset,  inauguré hier, par le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, constitue  autant une réalisation d'importance nationale qu'un grand pas en avant pour  une répartition plus équitable des ressources hydriques et budgétaires entre  les différentes régions du pays.          
D'un coût de 197 milliards de DA (environ 3 milliards de dollars), le  transfert des eaux souterraines d'In Salah vers la ville de Tamanrasset et les  villes avoisinantes permettra, sur une distance de 750 km, de leur assurer une  alimentation en eau potable de 50.000 m3/jour, avec des prévisions de 100.000  m3 à l'horizon 2030.          
Cet approvisionnement correspond aux besoins d'une population  de 340.000 habitants, avec une dotation de 265 litres/ jour/ habitant.           
Ce méga projet, lancé lors de la visite du président Bouteflika à Tamanrasset  le 7 janvier 2008, a été ainsi achevé et livré dans les délais impartis.           
Le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, avait indiqué,  lors de la mise en service du projet le 15 mars dernier que ce transfert s'inscrivait  pleinement dans la politique "d'occupation du territoire et de recréation  des centres de vie, décidée par les hautes autorités du pays".          
Il s'agit, selon lui, d'une question "d'égalité, de justice sociale  et de répartition des ressources en eau pour les populations de l'extrême Sud".          
Le projet comprend dans son ensemble 48 forages, deux conduites  parallèles de 750 km chacune, six stations de pompage, deux grands  réservoirs de 50.000 m3 chacun et une station de déminéralisation d'une capacité  de 100.000 m3.              
En février dernier, le Conseil des ministres avait entériné un contrat  de gré à gré d'un montant de 590 millions de dinars entre "l'Algérienne des eaux"  (ADE) et la société publique "COSIDER" pour le raccordement de la conduite du  transfert au système de distribution d'eau potable de la ville de Tamanrasset.          
Une vaste opération d'entretien du réseau d'AEP de la ville avait été  entamée, un mois après, par une équipe de l'ADE afin de permettre l'approvisionnement  graduel de l'ensemble des cités et quartiers de la capitale de l'Ahaggar.

Tamanrasset s'attend à un essor digne de son statut

La ville de Tamanrasset, qui  a reçu hier le  Président Abdelaziz Bouteflika pour une visite de travail et d’inspection d'une  journée, doit connaître un développement à la hauteur de son statut de capitale  de l’Ahaggar, à travers en particulier le mégaprojet de transfert d’eau potable  d’In Salah, qui sera inauguré officiellement par le Chef de l'Etat.         
Ce gigantesque ouvrage, d'une longueur de 750 km et d'un coût global  de 197 milliards de dinars ou quelque 2 milliards de dollars, avait été mis  en service par le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, il y  a une quinzaine de jours.           
Le transport d’eau à partir d’In Salah se fait grâce à un réseau de  conduites doubles, sur 1200 km linéaire.         
De par son importance économique et stratégique, l'ouvrage doit avoir  un impact positif certain sur toute cette région désertique et très peu développée  où l'activité est limitée et l'emploi rare, selon les spécialistes.          
Le gouvernement compte pour cela créer, au cours de la décennie, une  dizaine d’agglomérations de quelque 10.000 habitants chacune, tout le long  du tracé de cet ouvrage hydraulique.   Le ''noyau dur'' de ces agglomérations sera constitué des logements  de fonction programmés pour les travailleurs chargés de la gestion et de l’exploitation  des stations de pompage faisant partie de ce projet.           
Ces regroupements urbains seront dotés de services publics "indispensables"  comme les stations service, les bureaux de poste, les centres sanitaires et  les infrastructures scolaires.          
Il prévoit également de développer les localités et villages situés  tout le long du tracé du projet sur une distance de plus de 750 km, à l’instar  d’In Amguel, Tit, Outoul et Arak.           
Le directeur des ressources en eau du ministère des Ressources en eau,   M. Messaoud Terra, qui a qualifié ce transfert d’eau potable de "projet du  siècle", a expliqué aux journalistes présents à Tamanrasset, que ce transfert  permettrait de couvrir "largement" les besoins des habitants de la capitale  de l’Ahaggar et de ses environs, estimés à 25.000 m 3/jour.         
Il a indiqué que le réservoir terminal d'une capacité de 50.000 m3 était  précisément destiné à stocker les eaux mobilisées à partir des forages, et assurerait  à Tamanrasset une autonomie d’eau potable de deux jours.           
L’alimentation en énergie se fera au départ au fuel avec des équipements  gaziers qui seront fonctionnels grâce au gazoduc nigerian (Nigeria-Europe via  l'Algérie), qui traversera le territoire de la wilaya de Tamanrasset.
Par ailleurs, le tronçon de la transsaharienne Tamanrasset-In-Guezzam  (420 km) réalisé depuis 2009 sur trois tranches permettra aussi le désenclavement de la zone frontalière et hissera la capitale de l’Ahaggar au statut de capitale  régionale, après le parachèvement de la tranche située au Niger.           
La 19e conférence africaine des ministres de l’Industrie, tenue récemment  à Alger, avait insisté sur la nécessité de développer les infrastructures routières  et ferroviaires entre le Niger, le Mali et le Burkina-Faso, en soulignant que  l’axe routier Alger-Tamanrasset offrait la possibilité de désenclaver les pays  de la région du Sahel africain.          
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivité locales, M. Daho Ould  Kablia, avait annoncé, à l’issue d'une rencontre avec les notables des régions  du sud du pays, qu’un programme complémentaire pour le développement des régions  du Sud était en cours d'élaboration.          
"Ce sont des programmes complémentaires structurants qui touchent à  tous les secteurs de la vie comme le développement de l'économie, la promotion  de la jeunesse et de la femme, ainsi que la réalisation de projets d'infrastructures",  avait-il expliqué, à ce sujet.          
Le ministre avait en outre fait savoir que le programme complémentaire, destiné à la wilaya de Tamanrasset, comprenait notamment la réalisation de trois  nouveaux villages à proximité du projet de transfert d'eau d'In-Salah.          
Il avait précisé que trois ministères (Ressources en eau, Intérieur,  Aménagement du territoire) s'employaient à identifier les sites les "plus appropriés" pour la réalisation de ces trois nouveaux villages.          
Ces programmes doivent être annoncés officiellement lors de l'actuelle  visite du chef de l'Etat dans la wilaya de Tamanrasset, a souligné le ministre.

Conférence de presse du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales : «Une priorité certaine pour les wilayas du Sud»

A l’issue de sa visite de travail dans la wilaya de Tamanrasset, le Président de la République a décidé d’un programme complémentaire à son profit, a annoncé hier M. Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales dans la rituelle conférence de presse. Ainsi ce seront quatre nouvelles agglomérations qui seront érigées entre les villes de Tamanrasset et de In-Salah pour créer des centres de vie pour la fixation des populations et donner par la même un élan au développement local. Sur une distance de près de 700 kilomètres, c’est carrément le vide total, un désert hostile mais finalement vaincue d’abord par le mégaprojet de transfert de l’eau, la route nationale n° 1 et la fibre optique qui relie les deux villes en parallèle aux deux équipements. Au niveau de chacune des quatre stations de pompage seront ainsi créés ces centres de vie appelés évidemment à se développer dans la mesure où plusieurs équipements socio-administratifs seront injectés avec également une piste d’atterrissage pour petit porteur d’une longueur de 1.200 mètres qui sera construite près de la localité d’Arak. Une première enveloppe a souligné M. Ould Kablia, de l’ordre de 3 milliards de dinars, a été dégagée pour l’étude et l’aménagement de ces quatre nouvelles agglomérations ainsi que la réhabilitation de quatre autres existantes. Autre volet de ce programme complémentaire, le développement des zones frontalières avec l’injection de plusieurs projets et équipements pour les secteurs de l’administration, la culture, le transport scolaire et le transport médicalisé ainsi que l’irrigation agricole avec la construction de 14 petits barrages pour l’exploitation inféro-flux. Ce programme complémentaire, faut-il le souligner et le rappeler, vient en appui au programme quinquennal en cours qui court à l’horizon 2014 avec une enveloppe de 243,9 milliards de dinars pour un ensemble de projets et d’actions de développement qui touche directement tous les secteurs d’activité et en réponse directement aussi aux préoccupations des populations.
Le mégaprojet de transfert de l’eau entre In-Salah et Tamanrasset symbolise à lui seul toute cette volonté politique et cet effort de l’Etat en matière de développement particulièrement pour les wilayas du sud du pays où « une priorité certaine est accordée », a souligné le ministre et pour cause, devait-il relever, dans les années quatre-vingts, la délocalisation de la ville de Tamanrasset vouée à une mort certaine au regard de la situation hydrique très inquiétante, vers la ville de In-Salah était même envisagée…
A. M. A.

Les habitants de Tamanrasset organisent une Wâada de gratitude et de reconnaissance au Président Bouteflika

Les habitants de Tamanrasset ont organisé lundi  soir une Wâada (fête populaire), dans la zone de Oued Sersouf, à la veille de  la visite du Président de la République, hier, dans la wilaya.          
C’est la seconde Wâada du genre qui est célébrée à Tamanrasset, après  celle tenue il y a une quinzaine de jours, à l’occasion de l’écoulement de l’eau  dans les robinets de la ville, à la faveur du mégaprojet de transfert d’eau  In Salah-Tamanrasset (750 km), que doit inaugurer aujourd’hui le Chef de l’Etat.          
Les habitants de Tamanrasset ont tenu, à travers cette fête populaire,  à témoigner, dans la joie, leur reconnaissance et gratitude au Chef de  l’Etat pour avoir permis à leur rêve de prendre forme, à travers ce mégaprojet  de transfert d’eau vers Tamanrasset, traduisant une "promesse tenue''.         
Oued Sersouf, qui traverse la ville de Tamanrasset a grouillé de monde,  de différentes catégories sociales, chacun portant ce qu’il pouvait offrir comme  plat, avant qu’il ne soit procédé, en communion, à la récitation de la Fatiha  du Coran et des louanges à Dieu le Tout-Puissant pour tous ses bienfaits,  ainsi que des implorations à Dieu pour la préservation de l’Algérie.           
Des exhibitions de méharas, dans la pure tradition locale, ont animé  la Wâada, sous des salves de baroud et les youyous des femmes.          
Selon un citoyen présent à la wâada, le projet de transfert depuis  In-Salah, sur 750 km, est "le plus beau des cadeaux" pouvant être offert à Tamanrasset et qui "lui ouvrira de larges perspectives" d’investissement et de développement  dans les différents domaines d’activités. D’autant plus, a-t-il dit, qu’un projet de gaz de ville verra prochainement le jour dans la capitale de l’Ahaggar.           
Pour un autre convive, cette Wâada est aussi une occasion de raffermir  les liens de fraternité entre algériens et de renforcer l’esprit civique à travers  la reconnaissance des efforts colossaux engagés par les pouvoirs publics  pour développer les régions du Sud.

EL MOUDJAHID
 

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