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Discours du président américain Barack Obama PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Rédaction Internationale   
Samedi, 21 Mai 2011 00:00
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Entre satisfaction et déception

Discours du président américain Barack ObamaBarack Obama est pour la première fois favorable à la création d’un Etat palestinien sur les bases des lignes de juin 1967.

L’Union européenne (UE) et le Quartette applaudissent. Damas et Téheran voient que la politique américaine dans la région n’a pas changé, Israël en colère et les Palestiniens attendent des actes concrets.
Tels sont en résumé les réactions suscitées dans par le monde par le discours de jeudi dernier sur le Proche-Orient du président américain, Barack Obama. Discours au cours duquel il s’est dit pour la première fois favorable à la création d’un Etat palestinien sur les bases des lignes de juin 1967.
Ainsi, les dirigeants européens ont salué hier l’intervention du président américain, estimant que les Etats-unis se sont rapprochés de leur position, selon l’AFP.

Le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a «salué chaleureusement la confirmation par M. Obama que les frontières entre Israël et la Palestine devraient être fondées sur les frontières de 1967 avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d’accord, avec des frontières sûres et reconnues par les deux parties», a souligné sa porte-parole, Maja Kocijancik. Cela suppose également «un Etat d’Israël dont les inquiétudes en matière de sécurité sont satisfaites, et un accord sur les questions que nous avons soulevées, à savoir les questions de Jérusalem et des réfugiés», a-t-elle précisé.
Le Quartette pour le Proche-Orient a dit «soutenir énergiquement» les vues exprimées par le président américain, Barack Obama, sur la paix entre Israël et les Palestiniens. «Avancer en prenant pour base le territoire et la sécurité» est un fondement valable pour un accord de paix, a affirmé dans un communiqué le groupe associant l’Union européenne, la Russie, l’ONU et les Etats-Unis. Dans sa déclaration, le Quartette a réitéré l’appel du groupe à «la reprise des négociations bilatérales directes» entre les parties.

Entre-temps l’Iran a critiqué le discours du président américain. «Le désespoir, les contradictions et les tromperies sont perceptibles» dans le discours de Barack Obama et «son soutien à un Etat juif montre clairement la nature raciste de la politique des Etats-Unis», a déclaré Saïd Jalili, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, en charge notamment des questions stratégiques du pays. «Les Etats-Unis doivent savoir que toute la terre de la Palestine appartient aux Palestiniens. C’est la demande des peuples de la région qui n’accepteront rien de moins que cela», a ajouté le même responsable.  
Pour Damas, le président américain Barack Obama n’a rien apporté de nouveau et ne fait que réaffirmer le soutien de Washington à Israël. «Le discours du président américain sur le Moyen-Orient n’offre rien de nouveau» quant à la politique de Washington relative au processus de paix dans la région, selon l’agence Sana. Le discours d’Obama a «réaffirmé le soutien bien enraciné et inébranlable à la sécurité d’Israël», ajoute l’agence. Pour Damas, Obama «incite à la violence quand il dit qu’Assad et son régime feront face à des défis venus de l’intérieur et seront isolés à l’extérieur s’ils échouent à adopter des réformes démocratiques», a relevé la même agence.

Israël en colère, les Palestiniens veulent du concret

Israël a rejeté jeudi l’appel du président américain, Barack Obama, à la création d’un Etat palestinien démilitarisé s’étendant sur les Territoires palestiniens occupés par Israël depuis juin 1967. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exclu aussitôt tout «retrait aux lignes de 1967». Il a exprimé l’espoir qu’Obama «réaffirmerait des engagements» américains de 2004 qu’Israël «n’aurait pas à se retirer aux lignes indéfendables de juin 1967», selon un communiqué officiel. Il a souligné à ce propos que ces «engagements avaient reçu l’appui massif des deux chambres du Congrès». Benjamin Netanyahu a catégoriquement exclu que des «centres majeurs de population israélienne en Judée-Samarie» se retrouvent du côté palestinien de la frontière, en allusion aux principaux blocs de colonies juives en Cisjordanie.

Côté palestinien, le porte-parole du président Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, a qualifié «l’opposition de Netanyahu à un retour aux frontières de 1967 de coup aux efforts d’Obama et de refus de la paix au Proche-Orient».
Le porte-parole a par ailleurs condamné le feu vert donné jeudi par une commission de planification du ministère de l’Intérieur à la construction de 1520 nouveaux logements dans deux quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est occupée et annexée. Pour sa part, le porte-parole du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Ghaza, Sami Abou Zouhri, a exhorté le président américain à «accomplir des actes concrets pour protéger les droits des Palestiniens et de la nation arabe». Abou Zouhri a en outre rejeté les appels du président américain à reprendre les négociations de paix et à reconnaître Israël.

EL WATAN
 

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