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La Banque d’Algérie tarde à l’émettre PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Khaled R.   
Mercredi, 25 Mai 2011 10:24
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Y a-t-il un problème avec le billet de 2 000 Da ?

billets de-banque 200 DA.jpgLes billets de 2 000 DA absents dans les guichets

La mise en circulation des nouveaux billets de 2 000 DA, annoncée officiellement fin avril dernier, est aujourd’hui retardée. Les banques indiquent qu’elles n’ont pas encore reçu cette nouvelle monnaie. Aucune explication n’a été fournie par la Banque d’Algérie sur ce retard.

Destinée à juguler la crise de liquidités enregistrée de façon plus vive dans les guichets de poste, cette mesure n’a pas, au demeurant, que des avantages. Elle encourage la thésaurisation et comporte le risque de récupération à large échelle par les circuits de l’informel.
Si l’institut d’émission affirme garantir la sécurité du nouveau billet de 2 000 DA, il n’est pas sûr que ce moyen soit à l’abri des manœuvres des “industriels du faux”. Une question qui menace la sécurité intérieure du pays. Des experts suggèrent, sur ce point, la mise en place d’une direction chargée de la sécurité de la monnaie à la Banque d’Algérie, une meilleure coordination des services de contrôle, le développement du renseignement, y compris dans les pays à l’origine du trafic sur les billets algériens, ainsi qu’une homogénéisation des équipements acquis par les banques de la place.

Dans ce halo de silence, des rumeurs au marché Clauzel (Alger) font état de la mise en circulation de faux billets de 2 000 DA en échange d’euros, rapporte une source bancaire. Ce qui aurait entraîné la Banque centrale à stopper le processus de mise en circulation de ces nouveaux billets. Informations fondées ou infondées ? La Banque d’Algérie, paradoxalement, n’a pas affiché les raisons du retard dans l’injection de nouvelles liquidités. Il faut reconnaître, cependant, que la Banque centrale depuis plusieurs mois a procédé au retrait massif de billets de 200 DA abîmés. Une phase préparatoire à la mise en circulation de billets de 2 000 DA de meilleure qualité.

Quant à la réforme bancaire entamée depuis les années 2000, elle reste superficielle. Si le système de télécompensation constitue une avancée, le système de compensation manuelle, selon un banquier, a encore de beaux jours. Une séance serait organisée chaque jeudi à la Banque d’Algérie pour régulariser des chèques en suspens parfois depuis 2006 pour des montants qui dépasseraient au total plusieurs milliards de dinars. Du reste, l’accès au crédit reste problématique pour les entreprises et les particuliers.

Les banques publiques, en dépit d’un processus de modernisation assez long, souffrent toujours de la mauvaise qualité des prestations due à l’insuffisante motivation du personnel et des difficultés de management. Quant aux banques privées, elles restent encore sous-capitalisées et otages d’une bureaucratie qui les empêche de se développer rapidement.

En fin de compte, tous ces handicaps, entre autres facteurs principaux, empêchent que l’économie algérienne connaisse un rythme de croissance qui permette d’enrayer le chômage hyperimportant chez les jeunes — source de la colère de la rue — au cours des premiers mois de 2011.

K. R.
LIBERTÉ
 

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