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Ahmed Ibrahim : Un autre Lotfi Raïssi PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Nasr-Eddine Lezzar (Avocat)   
Samedi, 19 Novembre 2011 00:00
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Ahmed Ibrahim : Un autre Lotfi RaïssiLotfi Raïssi est un pilote algérien, emporté dans les méandres judiciaires «antiterroristes», accusé dans des procédures ténébreuses des raisons d’Etat dans l’affaire du 11 septembre 2001.

Mais Lotfi Raïssi n’est hélas pas un cas isolé. Ahmed Brahim, que nous appellerons A. B., est Algérien condamné en 2006, à Madrid, à 10 ans de prison après 4 ans de détention provisoire, une violation de la présomption d’innocence balayée par l’antiterrorisme.

J’ai été contacté par sa famille pour une reprise de l’affaire. A. B. me fait savoir qu’il est conscient que la peine injuste sera purgée jusqu’au bout, mais qu’il est en quête d’une réhabilitation. «Je veux que tout le monde sache, je veux que le président de la République algérienne sache.» Ainsi s’exprimait, à peu près, avant le couperet, Christian Rannucci, victime, lui aussi, d’une horrible erreur judiciaire. «Réhabilitez-moi !», lança-t-il pathétiquement à son avocat, maître Michel Collard.

«Le procès du procès »

Il serait très long de faire ici le procès du procès qui a emmené A. B. dans les geôles espagnoles et d’en relater le caractère approximatif. Mais la machinerie judiciaire et la, ou plutôt, les raisons d’Etat (espagnoles et américaines) ont agi impitoyablement. Lorsque les Etats perdent la raison, ils deviennent ce qu’ils sont, «les plus froids des monstres froids».
L’étude préliminaire du dossier établit ce qui suit :
- Ahmed Brahim déclare avoir été chargé par des autorités saoudiennes de la mise en place d’un site web destiné à établir une encyclopédie de vulgarisation de l’Islam. Dans ce cadre, il avait la charge de proposer une solution technique pour la sauvegarde du patrimoine de la mosquée de Médine.
- En 2001, il est chargé d’acheter les équipements auprès de la société Telex Germany. Pour tester ces machines, un lot de cassettes audio est alors transféré de Médine vers l’Espagne. A. B. a procédé au transfert des fonds qu’il a justifiés par le financement du projet pour lequel il devait acquérir du matériel informatique (hardware et software).

L’origine des fonds est l’Arabie Saoudite qui finançait la conception et la réalisation de cette œuvre. Les promoteurs et financiers du projet ont confirmé les justifications présentées par Ahmed Brahim.
Le projet et les mouvements de fonds ont été considérés (sans aucune preuve), par le FBI d’abord et la justice espagnole ensuite, comme une couverture de financement d’activités terroristes.  Les comptes incriminés ont été gelés et placés sous autorité judiciaire au Luxembourg, une main levée partielle fut ensuite  accordée.

La lourde condamnation d’A. B. repose sur deux fragiles supports :
1- des «prétendues» écoutes téléphoniques interceptées entre un certain A. B. (lequel ?) et plusieurs correspondants ;
2- des transferts de fonds suspects alors qu’on a pu établir leur traçabilité, d’une part, et leur justification, d’autre part.
Telles sont les seules fragiles béquilles et les frêles supports sur lesquels a été échafaudé un procès bancal qui a abouti à la condamnation d’A. B., accusé d’être le financier d’Al Qaîda en Europe.

Le doute sur la fiabilité des écoutes

La fiabilité et la pertinence des écoutes téléphoniques sont complètement ébranlées dans cette ténébreuse affaire par la multitude des homonymes.    
Les multiples homonymies et leur caractère suspect ont emporté notre conviction sur l’existence d’une confusion (délibérée ou non) sur des communications attribuées à Ahmed Brahim, l’Algérien, alors qu’elles pourraient émaner des autres Ahmed Brahim que nous allons présenter.

L’homonymie fatale : Lorsque le nom mène en prison

Le nom Ahmed Ibrahim a joué un rôle déterminant, entre tous, dans le déroulement et le dénouement du procès, car l’accusation repose substantiellement sur des écoutes qui ont enregistré la voix, le nom et le prénom du correspondant sans connaître la ou les personnes. Les écoutes téléphoniques ne connaissent que le nom et le prénom, et rien n’indique ou ne précise qui est effectivement au bout du fil. Il est vrai qu’une des communications enregistrées provenait du domicile de l’accusé à Palma de Majorque, mais rien n’est indiqué sur leur contenu.Les écoutes, dans ce dossier, ne peuvent être édifiantes, car  il n’y a pas un Ahmed Ibrahim mais plusieurs.

Nos investigations ont révélé l’existence de multiples homonymes aussi suspects les uns que les autres et dans  plusieurs pays tout aussi suspects.

1- Au royaume-Uni
Un site Web a dénombré 111 Ahmed Brahim.Le  pays est réputé pour un hébergement complaisant de plusieurs noyaux terroristes.

2- Aux états- Unis d’Amérique

On dénombre des homonymes dans des universités et dans des disciplines rattachées à la théologie et aux sciences islamiques. Dr Ahmed Ibrahim est professeur agrégé en histoire à l’université du Missouri, ses études, histoire diplomatique et politique du Moyen-Orient, le modernisme islamique,  le développement politique du tiers-monde.
L’homonymie devient tragique devant les deux Ahmed Brahim impliqués, poursuivis et condamnés pour des attentats terroristes et non des moindres
1- Ahmad Ibrahim Al Mughassil : né en juin 1967 à Qatif, Bab Al Shamal, Arabie  Saouduite, soupçonné d’être la tête de l’aile militaire de l’organisation terroriste Saudi Hezbollah.

Les chefs d’accusation

Complot visant à tuer des ressortissants américains ; complot pour meurtre d’employés américains, utilisation d’armes de destruction massive contre des ressortissants américains ; conspiration visant à détruire la propriété des Etats-Unis ; entente en vue de l’attaque de la Défense nationale et des services publics, attentats ayant causé la mort.
Utilisation des armes de destruction massive ayant entraîné la mort de ressortissants américains ; meurtre en utilisant un dispositif destructeur.Crime par usage de violence, meurtre des employés fédéraux ; tentative de meurtre d’agents de l’Etat.
L’intéressé a aussi été inculpé, le 25 juin 1996, dans le district est de Virginie, du bombardement du complexe des tours Khobar à Dahran, logements militaires, du royaume d’Arabie Saoudite.
Cet élément semble encourager la confusion, vu qu’Ahmed Brahim, l’Algérien, a aussi séjourné en Arabie Saoudite.  
Un autre site présente Ahmed Brahim Al Mughassil comme un dangereux allié de l’Iran. Voilà de quoi courroucer les Américains et les pousser à arrêter des vrais et des faux Ahmed Brahim Al Mughassil.

En outre, les informations permettant l’arrestation d’Ahmed Brahim Al Mughassil étaient cotées à la bourse de l’antiterrorisme : 5 millions de dollars offerts par le FBI qui le présente sur son site dans la liste «Most wanted terrorists».
Les rançons sont  toujours dangereuses, elles poussent à la fabrication des coupables. Al Mughassil n’a, à notre connaissance, ni été arrêté ni jugé, il s’est peut-être cristallisé dans Ahmed Brahim l’Algérien.

2- Ahmed Ibrahim Bilal : est Américain vivant en Malaisie, le FBI affirme qu’il est un membre d’une cellule d’Al Qaîda en Oregon. Un rapport du FBI le présente comme un des cinq associés qui ont tenté d’entrer en Afghanistan afin de se battre pour les taliban.
Ahmed Brahim Bilal est présenté par le site «Groupe Life.com» parmi les «Most wanted terrorists in the world».
L’accusé s’est promené dans certains pays connus comme étant une plaque tournante du terrorisme, notamment le Pakistan. Ahmed Brahim Bilal a été jugé par United States District Court for the District of Oregon, en septembre 2003, pour des opérations de coopération et de collaboration avec les taliban. Affaire criminelle, numéro 02-399-03- JO. Verdict : dix ans de prison.
Les périodes des faits incriminés et des enquêtes menées contre Ahmed Brahim Bilal et Ahmed Brahim l’Algérien (2001) se recoupent et ont été menés par la même police. Une confusion dans les écoutes est fort probable, d’autant plus qu’on ne mentionne que les noms et prénoms qui sont complètement identiques. Dans le jugement, l’accusé est tantôt appelé Ahmed Bilal  tantôt Ahmed Ibrahim.

3- Un Autre Ahmed Ibrahim est aussi un célèbre «moudjawad» du Coran. Son «tajwid» peut être téléchargé sur le site www.aswatalislam.net. D’autres homonymes dans d’autres pays «suspects» ou «Etats voyous», tels le Soudan, la Libye et aussi l’Egypte.

Au Soudan

4-Ahmed Ibrahim (sans plus) est lauréat d’une maîtrise en sciences islamiques à l’université d’Afrique au Soudan. La particularité : le nominé est un non-voyant.
5-Ahmed Ibrahim Bashari est un membre du Parti d’opposition du congrès populaire (PCP),  ce statut l’expose au risque de persécution et de torture et même de mort s’il est expulsé vers le Soudan. Il a déjà été soumis à trois périodes de détention par la sécurité de l’Etat.
L’une de ces périodes d’isolement a été documentée dans la note officielle présentée par la direction de son  parti au rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme au Soudan, le 11 mars 2001.
Ahmed a épuisé le processus juridique de sa demande d’asile, qu’il a entamé en septembre 2002, à son arrivée au Royaume-Uni.
Depuis, Ahmed s’est établi à Plymouth, il est une figure bien connue dans les communautés soudanaises de Liverpool, Birmingham, Leicester et Londres.
Ces communautés font maintenant campagne pour garder Ahmed au Royaume-Uni. Voilà qui est louche !

En Libye :

6- Ahmed Ibrahim Mansour El Gueddafi s’est distingué par un appel à la suppression des langues étrangères et de l’anglais de certains programmes d’enseignement.
Il a occupé plusieurs postes importants, dont celui de secrétaire général de l’institution générale de la culture, le secrétaire adjoint du Congrès du peuple et le secrétaire du Centre universel du livre vert.
7- Ahmed Ibrahim El Faqih, auteur d’un livre en langue arabe Rihlatoun bila hakiba ou mataa.

En égypte   

8- Ahmed Ibrahim Ennajar était responsable de l’organisation civile du groupe Jihad. L’Egypte l’a ramené d’Albanie dans le cadre de l’opération «El aâidine min Albania». Il a été jugé, condamné et exécuté. Les procès-verbaux d’audition d’Ahmed Ibrahim Ennajar ont été publiés en septembre 2004, par le journal Chiffaf Acharq el awsat et constituent une référence pour les travaux, recherches et études sur le phénomène terroriste.

à Djibouti :

9- Ahmed Ibrahim est un Djiboutien d’Amérique, président du bureau du parti MRD en  Amérique du Nord.

Tunisie :

10- Ahmed Brahim est né à Zarzis, il n’est autre qu’un candidat à l’élection présidentielle et qui avait osé se présenter contre Ben Ali.

Les prétendus contacts avec Tariq Ramadan

Un autre fait marquant et troublant qui laisse supposer qu’A. B., l’Algérien, est au cœur d’une machination mediatico-politique : le 25 juillet 2003 — durant la détention préventive et donc l’instruction — l’hebdomadaire français Le Point publiait : «Les étranges contacts de Tariq Ramadan». Dans cet article, le journaliste commence par s’interroger : «Tariq Ramadan, le prédicateur vedette des jeunes musulmans français, a-t-il entretenu des ‘‘contacts habituels’’avec l’Algérien Ahmed Brahim, 58 ans, emprisonné en Espagne depuis avril 2002 et soupçonné d’être l’un des financiers d’Al Qaîda ?» «Je ne connais pas Ahmed Brahim, et je n’ai donc pas pu avoir de relations régulières avec lui», répond catégoriquement le petit-fils de Hassan El Banna dans La Tribune de Genève.

Le journaliste commence par s’interroger, et Tariq Ramadan termine en s’interrogeant : «Pourquoi des documents destinés au juge d’instruction madrilène Baltasar Garzon, qui dirige une enquête pénale contre Ahmed Brahim, sont arrivés dans les salles de rédaction cet été ?» Ahmed Ibrahim était, à l’époque, en détention préventive, et son affaire était à l’instruction.
Nous nous interrogeons de notre côté : «Qui a envoyé ces documents au juge d’instruction madrilène et au journal français et pourquoi ?» Le 28 octobre 2004, le même hebdomadaire publie un article sur les contacts supposés entre Tariq Ramadan et des leaders terroristes : Ahmed Brahim et Ayman Ezzawahiri. A l’époque, le procès d’Ahmed Brahim était encore  ouvert.
Mais de quel Ahmed Brahim parle-t-on et qui de plus aurait le même statut et le même poids qu’Ayman Zawahiri. En outre, si ces contacts avec Tariq Ramadan constituent des éléments du dossier et, peut-être, de la condamnation : «Pourquoi Tarik Ramadan n’a été, ni convoqué  ni auditionné, ni inculpé, ni inquiété  ?»

C’est probablement ‘‘dans’’ Ahmed Brahim, l’Algérien, que se cristallisaient, dans l’esprit des enquêteurs américains d’abord, et des juges espagnols ensuite, tous les homonymes impliqués, à tort ou à raison, dans des affaires terroristes ou liées à un Islam actif ou activiste ou aussi à un islamisme potentiellement terroriste. Tout au long de l’enquête, A. B., l’Algérien, n’a-t-il pas été confondu avec les autres Ahmed Brahim ? La méconnaissance des enquêteurs ou plutôt la relative légèreté avec laquelle le travail a été fait apparaît sans ambages dans la liste des gens  qu’A. B. aurait contactés qui contient Ibn Taymia, grand théologien musulman des temps révolus, ressuscité pour les besoins de la cause.

Les enquêteurs n’ont pas révélé un élément-clé : «Ibn Taymia» n’est, sans doute, qu’un pseudonyme.
En conséquence, si l’interlocuteur utilise un pseudonyme, pourquoi l’accusé ne ferait-il pas  de même et utiliserait son nom pour faciliter son repérage ?
La liste des interlocuteurs et correspondants appelle d’autres commentaires qu’il serait très long de présenter ici. Si ce n’est pas toi, c’est donc ton homonyme, semblent dire les enquêteurs du FBI, d’abord, et les juges espagnols,  ensuite ! Curieuse et vicieuse condamnation, fondée sur de simples écoutes de personnes inconnues identifiées par deux vocables (Ahmed  et Brahim), dans une affaire où il est question de haute sécurité et de subversion internationale.
Les interlocuteurs dans ce genre d’affaires, où les écoutes sont systématiques, utilisent toujours des pseudonymes, des appellations et des langages codés.

Aucune précision n’est donnée sur lequel des nombreux Ahmed Brahim sus-énoncés est réellement  écouté : l’Algérien, le Saoudien, le Libyen, l’Egyptien, Almoughassil, Billal, Ennajar, El Gueddafi ou un autre utilisant ces deux vocables peut-être comme un pseudonyme et un code.
 

Le calendrier fatal :  L’après-11 septembre

Le contexte psychologique et politique dans lequel s’est déclenchée l’affaire a aussi pesé de son poids dans cette dérive judiciaire. Les soupçons commencèrent à peser en 1998, mais les mesures restrictives annonciatrices de soupçons sérieux ne commencèrent qu’en octobre 2001,  un mois après les attentats de septembre 2001. Le procès n’aura lieu qu’en 2006, l’instruction et tous les préparatifs ont été faits sous l’ombre et la psychose des attentats de Madrid en 2004 et ceux de Paris en 2006.
Les FBI a fourni l’essentiel du dossier judiciaire, le FBI est une police, il utilise des méthodes policières, il est aussi une police politique et en tant que telle, il obéit à des injonctions et exécute des desseins politiques.

Le pro-américanisme espagnol

L’Espagne, où a été jugé A. B. est un pays connu et dénoncé pour son ralliement aux thèses américaines.
La justice espagnole a continué et achevé les desseins américains entamés par la police politique américaine. Tant l’histoire que la géographie ont agi contre l’accusé.

La présomption de culpabilité

La condamnation d’A. B. repose sur une simple supposition :
- le projet scientifique géré par l’accusé ne serait qu’une couverture pour un transfert de fonds destinés à soutenir des activités terroristes. Si tel est le cas, d’autres questions ont été éludées au lieu d’être élucidées ;
- si le projet n’est qu’une couverture, il serait intéressant de savoir ce qu’il couvre ? ;  
- pourquoi la justice espagnole s’est arrêtée au milieu du chemin en se satisfaisant d’un malheureux comparse, alors que la route était toute tracée vers les commanditaires ;
- pourquoi les autorités saoudiennes, pourvoyeuses des fonds incriminés, n’ont pas été impliquées  dans ce procès ? ;  
- quelles sont les activités à financer ?  ;
- qui sont les exécutants des opérations ?
Car, si le projet n’est qu’une couverture, tous ces acteurs sont coupables.

Les enquêteurs américains et les juges espagnols n’ont été ni à l’amont pour chercher les pourvoyeurs de fonds ni à l’aval pour voir quelles sont les activités ou actions financées et qui sont leurs exécutants ?   
Curieuse justice sélective qui a condamné l’intermédiaire dans un financement et a fait l’impasse sur les promoteurs initiaux (pourvoyeurs de fonds) ainsi que les exécutants des opérations.

Le contexte de la dérive

Les homonymies fatales et trompeuses, l’après- 11 septembre, l’antiterrorisme et ses abus, le recul de garanties individuelles et notamment la présomption d’innocence, le ralliement de l’Espagne aux tendances américaines ont été les ingrédients et les matériaux d’une effroyable dérive judiciaire en terre ibérique.
La condamnation d’Ahmed Brahim est l’aboutissement de présomptions et ne repose sur  aucun semblant de  preuve.
A. B. a été sacrifié pour la foule, par raison d’Etat comme aux siècles obscurs où on sacrifiait les accusés pour atténuer la furie des peuples.

Combien d’Ahmed Ibrahim d’Algérie et d’ailleurs croupissent dans l’anonymat dans des geôles antiterroristes.
L’acharnement contre Ahmed Brahim ne s’arrête pas là.

L’interdiction de rencontrer un avocat

La dernière et non la moindre des violations des droits fondamentaux d’A. B. est le rejet de sa demande de contacter un avocat.
Deux voies de recours demeurent ouvertes pour une éventuelle et imparfaite réparation :
- le recours en révision du procès ;
- le recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Mais les autorités judiciaires espagnoles s’opposent à l’exercice de ce «derechos humanos»,  droit humain fondamental. En étant empêché de contacter un avocat, Ahmed Brahim est privé de l’exercice de ses droits de recours. Nous avons mené et accompli, comme le veut la loi dans ce pays, une procédure d’obtention d’un permis de communiquer par le biais de confrères espagnols.
Des démarches ont été effectuées auprès des autorités judiciaires qui ont rejeté notre demande  au motif que la question était du ressort de autorités pénitentiaires.

Les autorités pénitentiaires ont, elles aussi, de leur côté, rejeté la demande au motif que cette question était du ressort des autorités judiciaires. Les autorités judiciaires, d’une part, et pénitentiaires, d’autre part, se rejettent mutuellement la compétence pour l’attribution de ce document. Pourtant, il s’agit là d’un document usuel et banal délivré quotidiennement par les uns et/ou  les autres. Peut-on se laisser convaincre par cette lourderie ? Peut-on se laisser berner par cette lourdise ?
Peut-on admettre qu’une question aussi récurrente et aussi basique puisse souffrir d’une quelconque ambiguïté et puisse faire l’objet d’une divergence ?

Ce prétendu conflit négatif de compétence n’est qu’un puéril prétexte pour embourber Ahmed Brahim dans des méandres procéduraux et prolonger les abus d’un procès ténébreux, dont nous ferons un jour le procès pour la réhabilitation, l’histoire et la mémoire.

EL WATAN 

 

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