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Claude Guéant aujourd’hui à Alger PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Fayçal Métaoui   
Dimanche, 04 Décembre 2011 00:00
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Les contentieux algéro-français sur la table

Claude Guéant aujourd’hui à Alger
Les contentieux algéro-français sur la tableLa relance des négociations sur la révision voulue par Paris de l’accord de 1968 relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles devrait être à l’ordre du jour de la visite du ministre français de l’Intérieur à Alger.

Claude Guéant, qui s’est déplacé à deux reprises en Algérie en 2010 en tant que secrétaire général de la présidence française, répond à une invitation de son homologue algérien, Daho Ould Kablia. Un nouveau round de discussions autour de la révision de l’accord 1968 a été reporté à janvier 2012, alors qu’il était prévu pour ce mois de décembre. «En France, les questions de circulation de personnes relèvent des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Le ministère de l’Intérieur a absorbé l’ancien ministère de l’Immigration. En Algérie, les aspects liés à la circulation des personnes sont de la compétence du ministère des Affaires étrangères. M. Ould Kablia n’est pas forcément l’interlocuteur institutionnel pour M. Guéant. Mais ces questions seront abordées d’une façon ou d’une autre, peut-être pas en entrant dans le détail», nous a précisé, hier, Xavier Driencourt, ambassadeur de France à Alger.
Claude Guéant, dans un entretien accordé hier au journal électronique «tout sur l’Algérie » (tsa-algerie.com), a indiqué que la France veut réduire les flux migratoires d’au moins 10% dans un premier temps, «pour conserver la capacité d’intégrer convenablement et dignement les étrangers qu’elle accueille sur son sol».

A Paris, on s’inquiète du nombre de plus en plus important d’Algériens bénéficiant de visas touristiques qui ne retournent pas au pays à la fin de leur séjour. L’idée d’introduire de nouvelles restrictions n’est pas à écarter. «Nous ne ciblons aucune nationalité en particulier. Nous menons avec détermination une politique de lutte contre l’immigration clandestine, quel que soit le pays d’origine. Ceux qui entrent irrégulièrement en France vivent dans l’illusion d’un avenir meilleur qui, en réalité, n’existe pas», a précisé Claude Guéant à TSA.
L’ambassadeur de France a confirmé que la question de la lutte contre le terrorisme, notamment dans la zone sahélo-saharienne, sera abordée par le ministre français de l’Intérieur. Il a rappelé que les ministres de l’Intérieur se rencontrent à la faveur des réunions du cadre informel des 5 + 5 (pays du Maghreb + pays d’Europe du Sud) consacrées aux questions sécuritaires. MM. Guéant et Ould Kablia se sont rencontrés à Paris en mai 2011, à la faveur d’une réunion ouverte du G8 sur les actions internationales contre le trafic de drogue. Paris souhaite qu’Alger joigne l’acte à la parole dans les entreprises menées avec les pays du Sahel (Niger, Mali et Mauritanie) pour pourchasser et neutraliser l’action des groupes armés présents dans la région à travers le mécanisme du Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc) basé à Tamanrasset. La France se dit prête à apporter son aide dans le cas où des demandes sont exprimées. «Nous connaissons en effet le rôle important que joue l’Algérie pour contenir, et j’espère un jour démanteler, des groupes terroristes qui doivent cesser de nuire (…). Il est fondamental que nous continuions à coopérer étroitement dans la lutte contre le terrorisme», a déclaré Claude Guéant dans la même interview.

Les autorités françaises estiment que le Cemoc, qui se réunit tous les six mois, puisse mener des actions concrètes sur le terrain, surtout que la zone Sahel fait face à un retour inquiétant de kidnapping de ressortissants non africains. D’où la venue à Alger, avec M. Guéant, de responsables de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), une sorte de FBI français dirigé actuellement par Bernard Squarcini. La coopération entre la police, la gendarmerie et la Protection civile des deux pays sera également à l’ordre du jour de la visite de M. Guéant. Il en sera de même des échanges entre les collectivités territoriales. «Certains accords arrivent à échéance en 2012. On va voir si on peut les renouveler. Mais, lors de cette visite, il n’y aura pas de signature d’accords», a précisé Xavier Driencourt.

Dialogue relancé

L’ambassadeur s’est félicité de l’augmentation des visites de hauts responsables français en Algérie, après le long passage à vide entre 2008 et 2010. Il a cité la venue à Alger du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, de la secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, des responsables du Conseil supérieur de la magistrature, du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Pierre Sellal… «Pierre Sellal est venu pour faire suite à la visite d’Alain Juppé en juin 2011. Nous avons convenu de continuer ces consultations à un niveau politique et à un niveau inférieur. Dans le système politico-administratif français, le secrétaire général mène beaucoup de consultations bilatérales avec ses grands homologues, comme ceux de l’Inde, de Chine, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, du Maroc… Curieusement, nous n’avions pas de consultations régulières avec le secrétaire général algérien. Il fallait réparer cet oubli», a expliqué l’ambassadeur de France. Selon lui, il s’agit de l’amorce d’un nouveau dialogue.

Pierre Sellal, qui a été reçu jeudi dernier par Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, a passé en revue toutes les questions bilatérales ; ils ont évoqué la coopération dans les domaines nucléaire, scientifique, technique, culturel… «Nous avons abordé aussi les questions relatives à la défense, aux archives, aux visas. Nous avons aussi parlé des questions régionales, Maroc, Libye, Syrie (…). Nous allons continuer à connaître un défilé de ministres français l’année prochaine. Nous relations vont en s’améliorant. Il serait de mauvaise foi de soutenir le contraire», a soutenu le diplomate.  

M. Driencourt a évoqué la visite à Paris de M. Medelci mercredi prochain (7 décembre), où il sera «auditionné» par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française (Parlement). Il a annoncé la venue d’une délégation du Mouvement des entreprises de France (Medef), qui devrait séjourner à Alger du 11 au 13 décembre 2011 et sera conduite par Jean-Marie Dauger, président du conseil de chefs d’entreprise France-Algérie et directeur général adjoint de GDF Suez.
Interrogé sur la visite du président Bouteflika, qui devait se déplacer en France en 2009 et qui avait été reportée, l’ambassadeur français a indiqué que le chef d’Etat algérien est le bienvenu à la date qu’il voudra : «Nous sommes toujours ouverts à une visite. La période 2012 est un peu délicate. Donc je ne sais pas quand cette visite aura lieu, mais M. Bouteflika est le bienvenu en France. En tout cas, on n’en a pas parlé récemment, ça peut se discuter directement entre les chefs d’Etat eux-mêmes.»

EL WATAN 

 

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