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Colloque sur les relations Maghreb-Amérique du Nord PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par H. Mouhou   
Mardi, 27 Mars 2012 00:00
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Dans l’attente de l’intégration maghrébine

Colloque sur les relations Maghreb-Amérique du Nord
Dans l’attente de l’intégration maghrébineLes relations entre le Maghreb et l’Amérique du Nord ne peuvent être diversifiées et optimisées sans une véritable intégration – économique surtout – des pays du Maghreb.

Tel est grosso modo la conclusion des interventions et débats du premier jour du colloque international organisé par la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC) sous le thème : «Les relations Maghreb-Amérique du Nord» qui s’est ouvert hier au siège de l’Institut de formation de Sonelgaz à Ben Aknoun, à Alger.

Mais quand les ambassadeurs du Canada et des Etats-Unis parlent de «relations», il est surtout question d’»échanges commerciaux» à libéraliser.

L’ambassadrice du Canada à Alger, Mme Geneviève des Rivières, a néanmoins avoué qu’une nouvelle priorité «qu’on n’avait pas par le passé», a-t-elle dit, s’est imposée depuis peu à son pays. Il s’agit pour le Canada «d’accompagner la transition démocratique» dans les pays du Maghreb, a-t-elle dit, soulignant que «la paix et la sécurité lui sont très importants [ le Canada, NDLR]. Détaillant les domaines et le volume des échanges de son pays avec les pays de la région, Mme des Rivières estime que le Maghreb «ne réalise pas son plein potentiel».

Pour remédier à cette situation, la diplomate a suggéré pour les pays concernés «une transition vers des politiques innovatrices et compétitives [et] un environnement des affaires à renforcer». Elle a également souligné, dans le même registre, la faible intégration économique régionale», en rappelant que «60% du commerce des pays du Maghreb se fait avec l’Union européenne». Elle a également souligné «le faible taux d’emploi» dans ces pays.

Mme des Rivières a indiqué que la priorité pour son pays est de «favoriser des négociations pour la libération du commerce et des investissements étrangers dans les pays du Maghreb». La diplomate a souhaité la conclusion d’un accord de libre échange entre son pays et l’Algérie, citant à titre d’exemple un accord similaire actuellement en négociation avec le Maroc.
Lors des débats, la diplomate a assuré que «l’intégration des marchés favorise les investissements. C’est du gagnant- gagnant».

Les Etats-Unis «souhaitent des relations complètes entre l’Algérie et le Maroc»

L’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, Henry S. Ensher, a indiqué que les relations de son pays avec l’Algérie notamment «ont toujours été restreintes et limitées» au domaine des hydrocarbures. Il a révélé toutefois que des instructions ont été faites à ses services par la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, pour «se concentrer sur les relations commerciales et économiques». «Nous voulons des relations économiques plus grandes et plus vastes et pas seulement dans le secteur des hydrocarbures», a-t-il dit, indiquant qu’il «existe beaucoup d’opportunités dans les autres domaines, notamment l’agriculture et les nouvelles technologies». Parlant des ambitions de son pays dans la région, M. Ensher a indiqué que son pays «dispose de programmes pour le soutien des initiatives» dans le Maghreb.

Lui aussi a regretté la non-intégration des pays maghrébins. «Nous pensons qu’il y a beaucoup d’autres opportunités pour les relations commerciales et économiques entre les Etats-Unis et le Maghreb», a-t-il dit ajoutant, à ce propos, que son pays «préfère voir des relations complètes entre l’Algérie et le Maroc, et notamment la question de la frontière» fermée depuis 1994.

Lors des débats, M. Ensher a indiqué que «les Etats-Unis sont conscients qu’il ne faut pas se contenter des relations commerciales mais aller aussi vers l’investissement». Malheureusement, a-t-il poursuivi, «il y a une certaine incompréhension des entreprises américaines sur la situation en Algérie», précisant que celles-ci considèrent toujours notre pays «comme une zone à risque». «Nous travaillons dans le sens de ramener ces compagnies ici», a-t-il assuré. Cela dit, «nous invitons aussi les autorités algériennes à promouvoir l’image de l’Algérie chez les associations professionnelles américaines, les membres du Congress…». En effet, a-t-il mentionné, «les entreprises américaines considèrent intimidant le climat des affaires et de l’investissement en Algérie». «Le rapatriement des profits de ces entreprises pose également problème», a-t-il ajouté.

L’expert Camille Sari a appelé à «éviter les coups commerciaux» et plaidé pour la mise en place de «partenariats durables» entre les pays du Maghreb et ceux d’Amérique du Nord.

Il a suggéré de «mettre l’accent sur la co-production et la sous-traitance», car, a-t-il expliqué, le marché maghrébin [à peine 80 millions d’habitants] est exigu» et ne risque pas de trop intéresser les opérateurs nord-américains. Mais avec la co-production entre les entreprises des deux régions, le «Maghreb produira pour toute l’Afrique» qui sera peuplée bientôt par un milliard de personnes.

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