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Funérailles nationales pour Ahmed Ben Bella, premier président de l'Algérie indépendante PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Jeune Afrique   
Jeudi, 12 Avril 2012 13:56
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Ahmed Ben Bella, le 5 novembre 2001 à Beyrouth au Liban © AFPDécédé le 11 avril, le premier président de l'Algérie et héros de la guerre d'indépendance, Ahmed Ben Bella, aura des funérailles nationales ce vendredi. L'actuel président Abdelaziz Bouteflika a également décrété un deuil national de huit jours à partir de mercredi.

La présidence algérienne a décidé l'organisation de funérailles nationales pour le premier président de l'Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, décédé le 11 avril. Celles-ci auront lieu vendredi après la prière du Dhor (après 13H30, 12H30 GMT) au grand cimetière El Alia d'Alger, dans le Carré des martyrs. Un deuil national de huit jours a également été décrété à partir de mercredi.

Âgé de 95 ans, le héros de la guerre d'indépendance algérienne est décédé à son domicile d'Alger. Avant les obsèques, son corps sera exposé à partir de jeudi midi au Palais du Peuple, l'ancienne résidence des gouverneurs d'Alger, pour que la population puisse lui rendre un dernier hommage.

> Lire "Une soirée avec Ahmed Ben Bella"

Ahmed Ben Bella vote pour la nouvelle Constitution, le 9 septembre 1963 à Alger.  © AFPNé le 25 décembre 1916 à Maghnia (Ouest), Ben Bella venait d'une famille de paysans originaires du Maroc. Dès son arrivée au pouvoir, en septembre 1962, il tente d'implanter le « socialisme autogestionnaire ». Il voulait incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro, de l'Égyptien Gamal Abdel Nasser, de l'Indien Nehru et du Chinois Mao Tsé-Toung, la lutte « anti-impérialiste » et le « non-alignement » du Tiers-Monde émergent. Élu en 1963 pour deux ans, il est finalement renversé en 1965 par le colonel Houari Boumedienne, qui l'emprisonne pendant 15 ans. Une durée de détention qui s'ajoute à la dizaine d'années passées dans les geôles françaises pour son militantisme politique.


"Parti dans son sommeil"

Il y a environ deux mois, Ben Bella avait été admis à deux reprises à l'hôpital militaire d'Ain Naadja, après avoir fait des malaises. La presse avait alors relayé des rumeurs sur son décès, qui avaient été démenties par sa fille Mehdia. « Ahmed Ben Bella était plutôt en forme hier (mardi), mais il s'est ensuite senti très fatigué et est remonté dans sa chambre dormir. Il est parti dans son sommeil vers 15 heures cet après-midi, entouré de ses deux filles Mehdia et Noria », a déclaré mercredi son biographe Mohamed Benelhadj.

« Quasiment tout le gouvernement est là », au domicile du « Vieux », avait-il précisé en début de soirée. Dans un message à la télévision nationale, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a présenté ses condoléances à la famille et à la nation. « Nous perdons aujourd'hui un des dirigeants les plus valeureux de l'Algérie contemporaine. (...) Un sage parmi les sages du continent africain », a-t-il déclaré.

Les relations ont été très compliquées entre l'actuel président et Ben Bella, qui été renversé par Boumediene, un proche de Bouteflika. Ce n'est qu'après l'élection de ce dernier à la présidence en 1999 que les deux hommes se sont à nouveau rapprochés.

Politiquement actif

Selon son biographe, Ben Bella est resté politiquement actif « quasiment jusqu'à la fin de sa vie », notamment à la tête de la Commission des Sages Africains qu'il dirigeait depuis 2007, qui est chargée de la prévention et solution des problèmes du continent noir. Il en avait présidé une ultime réunion l'an dernier à Alger.

Les réactions au décès de Ben Bella ont été nombreuses. « L'Algérie vient de perdre un grand homme, un militant, un moudjhahid (combattant) », a déclaré mercredi soir à la radio le secrétaire général du Front de libération national (FLN parti présidentiel) Abdelaziz Belkhadem. « C'est une perte importante, il fait partie de ceux qui ont participé à la restauration de l'État national algérien après l'indépendance », a-t-il ajouté.

La mort de Ben Bella « est une perte pour l'Algérie et le monde, particulièrement en cette conjoncture où l'Algérie se trouve à un tournant historique en vue d'un changement pacifique « (les législatives du 10 mai), a déclaré Miloud Chorfi, porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia,

(Avec AFP)

Jeune Afrique     

 

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