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IL A PARLÉ DES SCANDALES DE CORRUPTION À L'OCCASION DU 19 MARS PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Brahim TAKHEROUBT   
Mercredi, 20 Mars 2013 00:00
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Bouteflika brandit le sabre de la loi

IL A PARLÉ DES SCANDALES DE CORRUPTION À L'OCCASION DU 19 MARS
    Bouteflika brandit le sabre de la loiCoup de grâce pour l'ex-ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, cité dans de graves affaires de corruption dont les montants se chiffrent à des milliards de dollars.

Pour la deuxième fois consécutive et en des moments symboliques, le 24 février, date de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l'Ugta, et le 19 Mars jour de la Victoire, le président de la République s'est exprimé sur le dossier de la corruption. C'est que le mal est profond. Il nécessite donc une réaction à la mesure des dégâts causés au pays. Cette fois-ci, le chef de l'Etat a brandi le sabre de la loi, affirmant que l'Etat «n'hésitera pas à demander des comptes à toute personne coupable aux yeux de la loi, tout en veillant à recouvrer les droits spoliés», a-t-il déclaré, hier dans un message adressé aux participants à un Séminaire national sur «L'évolution de l'Armée de libération nationale (ALN) durant la Révolution du 1er Novembre 1954», organisé à Tébessa à l'occasion de la célébration du 51e anniversaire de la Fête de la victoire.

Si le 24 février dernier, il a affirmé qu'il ne «peut pas passer sous silence les scandales récemment relevés par la presse et qui touchent à la gestion de Sonatrach», ce 19 mars il a été plus loin en exprimant sa ferme volonté en tant que premier magistrat du pays que la justice accomplira convenablement son job. «La loi s'appliquera dans toute sa rigueur car l'Etat est déterminé à imposer le sérieux et l'intégrité dans le travail et n'hésitera pas à demander des comptes à toute personne coupable aux yeux de la loi, tout en veillant à recouvrer les droits spoliés», a-t-il promis dans ce message lu, en son nom, par M. Mohamed Ali Boughazi, conseiller à la présidence de la République. Ferme et déterminé, il a rappelé que «la justice jouit aujourd'hui de la compétence qui la conforte dans son action», soulignant que «nos devoirs imposent à l'Etat d'être fort et d'exercer pleinement son pouvoir dans le respect des lois de la République de manière à rassurer sur ses capacités à protéger la vie, les biens et la dignité des citoyens». Il faut s'attendre donc à ce que le traitement du scandale Sonatrach, qui a défrayé la chronique, connaisse des rebondissements spectaculaires. Surtout que les propos du chef de l'Etat interviennent quelques jours après que la revue Jeune Afrique ait révélé que «des équipes d'enquêteurs du FBI ont discrètement séjourné à Alger, fin 2012 et début 2013, afin de compléter les informations déjà recueillies aux Etats-Unis».

Selon la même source, «les Américains auraient informé leurs interlocuteurs que M.Khelil dispose dans leur pays d'avoirs d'un montant considérable, principalement sous forme de placements boursiers». De même qu'il a acquis des biens immobiliers se chiffrant à des millions de dollars «entre juillet 2007 et juin 2008, acquis trois propriétés dans l'État du Maryland (Est) pour un montant total de 2,1 millions de dollars», a ajouté la même source. Le message est donc clair, la justice va sévir et des têtes vont tomber.
Le 7 mars dernier, le procureur général près la cour d'Alger, Belkacem Zeghmati, a indiqué dans un communiqué, qu'une information judiciaire a été ouverte dans le cadre de l'affaire dite Sonatrach 2, et que cette affaire connaîtra une «cadence accélérée» et cela dès réception des résultats «des commissions rogatoires internationales par le juge d'instruction et la convocation ou l'émission de mandats de justice à l'encontre de toute personne impliquée sera requise», a affirmé le procureur général.
M.Zeghmati a rappelé, que pour ce faire, le juge d'instruction «a eu à décerner plusieurs commissions rogatoires internationales à destination des autorités judiciaires suisses, italiennes et émiraties».

Ces déclarations ajoutées aux propos contenus dans le message du chef de l'Etat, il faut s'attendre à une opération coup de poing dans les milieux de la corruption. Le message adressé hier, par le président de la République à l'occasion de la Fête de la victoire a le mérite de la clarté puisque qu'il reconnaît sans ambages que des erreurs ont été commises lors de la réalisation de chantiers.
«Des erreurs et des lacunes ont émaillé la réalisation de certains projets: nombre de ces défaillances peuvent être expliquées par diverses raisons alors que pour d'autres, un examen minutieux s'impose à l'effet de demander des comptes à ceux qui ont failli à leur mission, quels que soient leurs postes», a souligné M.Bouteflika. «Dans cet effort, l'Algérie a besoin, avant tout, des compétences de ses enfants», a affirmé le chef de l'Etat. Pour le Président Bouteflika, les compétences requises ne se limitent pas au savoir-faire technique et à la maîtrise du domaine d'activité, mais impliquent aussi «l'accomplissement des devoirs découlant de la responsabilité avec loyauté, intégrité et probité et en plaçant toujours l'intérêt du pays au-dessus de toute autre considération». Les grands projets engagés dans les différentes régions du pays «requièrent toutes ces compétences loyales capables de les mener à bon port avec un minimum de pertes. Ces projets sont réalisés avec les richesses de la nation et pour la nation et une telle démarche implique une lourde responsabilité», a ajouté le chef de l'Etat.

L'EXPRESSION

 

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