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Avec les jeunes de Sidi Boussaïd (Carthage) : «A bas le Qatar et vive l’Algérie !» PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Ramdane Koubabi   
Vendredi, 14 Juin 2013 00:54
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Sidi Boussaïd est un petit village situé sur la côte nord de Carthage, à 16 km de Tunis.

Avec les jeunes de Sidi Boussaïd (Carthage) : «A bas le Qatar et vive l’Algérie !»Avant la révolution, ce petit patelin aux paysages paradisiaques, parsemés de maisons blanches et où se mêlent simplicité et raffinement ne désemplissait pas de touristes. Aujourd’hui la situation a changé. «On reçoit six fois moins d’étrangers qu’auparavant», regrette Oualid, 36 ans, vendeur d’objets traditionnels. «La crise s’accentue de jour en jour. Les choses étaient mieux  durant les premiers mois ayant précédé la chute de Ben Ali. La désignation de Beiji Gaïd Essebssi à la tête du gouvernement provisoire a été très profitable pour le secteur puisqu’il était un moderniste», explique-t-il.

«A l’époque, même les Algériens venaient en grand nombre. Ils louaient des appartements et repartaient avant le Ramadhan », se souvient-il. Son ami, Riva Ouafi, 39 ans, n’a pas mâché ses mots à l’égard du Qatar, auquel il reproche de soutenir le parti islamiste Ennahda. «A bas le Qatar et vive l’Algérie», tempête-t-il. «L’Algérie était le premier pays qui avait reçu Beidji Gaïd Essebssi. Elle lui a accordé une aide de 100 millions de dollars et un prêt de 40 millions à 1% sur 15 ans. Cela en sus d’un autre montant de 50 millions sans intérêt.  Un an plus tard, le Qatar nous accorde un prêt d’un milliard de dollars, mais avec un taux d’intérêt de 3%», s’indigne-t-il.

Notre passage à Sidi Boussaïd a coïncidé avec l’arrivée de plusieurs groupes de touristes, des Français et des Russes particulièrement. Contrairement à ce qui est rapporté par les médias, aucun signe n’indique que le pays est en proie à l’insécurité. «C’est la première fois que je viens ici. L’endroit est fabuleux. Les Tunisiens sont très accueillants et je me suis baladé dans les travées de la cité en toute quiétude. Je ne vois plus où sont ces islamistes dont parlent les chaînes de télévision», s’étonne Bertrand, venu de Bordeaux passer les vacances scolaires avec sa petite famille en Tunisie.  Khamis, 46 ans, se montre très optimiste.

Pour lui, la situation s’améliore graduellement. «L’histoire nous a enseigné qu’aucun pays au monde n’a pu retrouver la stabilité deux ans après avoir connu un soulèvement populaire. Mais je suis convaincu que la Tunisie retrouvera la sérénité dans les années à venir», souhaite-t-il. A quelques mètres plus loin, quatre sœurs discutaient, sous une pluie battante, des nouvelles du jour. «On vit ici depuis plus d’un siècle et on n’a jamais été inquiétées par quiconque. Il est vrai que les choses ne sont plus comme avant, maintenant, les gens ont retrouvé leur liberté, mais il se trouve qu’il y a certains qui veulent leur tracer des lignes rouges à ne pas dépasser», fait remarquer la sœur Gerard Marie avant de prendre la direction du port en compagnie de ses coreligionnaires.

EL WATAN

 

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