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Célébration de Yennayer - Marchés d’Alger PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Rabéa F.   
Samedi, 11 Janvier 2014 00:28
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Parfums de Fête

Célébration de Yennayer - Marchés d’AlgerYennayer, le nouvel an amazig, se célèbre dans de nombreuses régions du pays. Elle est surtout devenue plus visible, prend davantage de place dans les médias nationaux et l’espace public. Au-delà de la fête, de la joie, son exhumation réconcilie l’Algérien avec les racines profondes de sa culture. 2964 ne fait pas exception avec l’organisation de multiples activités.

À l’occasion de la fête millénaire de Yennayer, qui coïncide avec le 12 janvier, les étals des marchés se sont mis au parfum du calendrier berbère dont on célèbre cette année l’an 2964. Beaucoup de ménages algérois préparent cette « manifestation » avec faste. Les revendeurs profitent de cette aubaine pour offrir tous les ingrédients pour fêter convenablement cette occasion. Les revendeurs à la sauvette des deux marchés de la place des Martyrs proposent des bougies, de l’encens et du drèze (un mélange de plusieurs friandises et de fruits secs achetés au kilogramme), ainsi que la kefat en forme de saucisse confectionnée de pâte de fruits séchés et découpée en rondelles.

Yennayer, c’est également une occasion pour présenter les vœux de bonheur, de prospérité et de bonne santé. Pour beaucoup de familles, il est inconcevable de rater le dîner familial. Ce dernier doit être varié pour augurer une année tout aussi riche à tout point de vue. Le repas est généralement composé de couscous agrémenté de poulet ou de viande d’agneau avec une sauce et des légumes de saison. Certains préfèrent la chakhchoukha, la rechta ou tout simplement le plat traditionnel de la région. Le but est de réunir la famille et d’allonger la soirée par des contes ou évoquer les souvenirs d’antan à la lumière des bougies multicolores tout en humant de l’encens. Aux marchés Amar-El-Kama et Ahmed-Bouzrina, les étals qui proposent le drèze sont pris d’assaut. La tradition veut que le premier fils de la famille soit gâté par ces friandises multiples pour que la nouvelle année soit aussi douce et sucrée. Certaines familles mettent le nouveau-né au milieu d’un grand récipient (gassâa), tout en versant sur sa tête le drèze. D’autres familles achètent carrément une poule ou un coq vivant qu’elles égorgent selon la tradition. Au marché Ahmed-Bouzrina, une mère de famille achète deux paquets de bougies, autant de paquets d’encens et du drèze. Elle doit recevoir ses deux belles-filles ainsi que leurs enfants. « Chaque année, dira-t-elle, c’est le même rituel du repas, la joie des retrouvailles et, surtout, la bonne humeur ». Une autre ménagère s’est rabattue sur les légumes secs (fèves, pois chiche, maïs, blé dur, lentilles) qui seront cuits dans de l’eau salée. Dans sa famille, ce plat appelé « cherchem » signifie que la récolte des légumes sera non seulement meilleure, mais aussi abondante pour l’année suivante.

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