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Hamid Grine, ministre de la Communication au Forum de l'ONPSA sur la violence : PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par EL MOUDJAHID   
Lundi, 01 Septembre 2014 23:56
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 « Les médias doivent sensibiliser la société »

« Les médias doivent sensibiliser la société »Hier à la salle des conférences du stade du 5-Juillet, le ministre de la Communication, M. Hamid Grine, qui a honoré de sa présence le forum de l'ONPSA (Organisation nationale des journalistes de la presse sportive), a insisté sur les dangers de la violence qui guette notre société.

 Le thème du forum avait pour objet "la presse sportive et le fair play". Le ministre a déploré le décès d'Ebossé qui a touché et ému toute la population algérienne. "Je suis extrêmement content d'être aujourd'hui parmi vous. La presse sportive est partie prenante de tout ce qui touche à la société. Le sport rend sociable. Je salue aujourd'hui, dans la salle, des figures de journalistes que j'ai connus. Je peux me considérer comme faisant partie de la "famille sportive".
C'est une bonne chose d'avoir commencé ma carrière par la presse sportive. Le journalisme sportif est une excellente école. Le journaliste a une grande responsabilité du fait qu'il croule sous un poids très important. Il ignore l’impact de ses écrits sur les supporters. Les journalistes sont des passionnés. Ils doivent éviter tout excès qui ne peut être que nuisible."
Le ministre de la Communication ne dit pas que les journalistes sont directement impliqués dans ce qui se passe actuellement dans les stades du point de vue de " l'endoctrinement des supporters "et aussi dans leur force d'influence par un langage qui ne peut qu'inciter à la violence et à des débordements qui peuvent virer vers l'irréparable. Il veut seulement les mettre devant leurs responsabilités. Comme  les sociologues l'affirment, le "fait social est total".
Par conséquent, la violence dont on parle n'a pas touché uniquement un secteur précis, mais elle est devenue omniprésente, générale. D'où la nécessité de conjuguer les efforts de tous pour la juguler ou à atténuer ses méfaits et ses effets. Le ministre de la Communication poursuivra son intervention en affirmant que "personne n'est contre la liberté d'expression. Il faut seulement prouver ce que l'on dit ou écrit.
 "Là, il sera tenu de donner un exemple personnifié sur les dangers qu'un écrit peut avoir comme conséquence sur la vie privée d'une personne donnée." J'ai bien connu l’adjoint d'un coach national.
Un journaliste qui travaillait sous ma responsabilité à Révolution africaine et Afric Sport, aujourd'hui décédé, a écrit un papier sur la vie privée de cet entraîneur adjoint. Ce dernier a vu sa privée brisée.
Pourtant, l'information colportée à son égard était fausse. Il faut dire que de nos jours, il n'y a que la mauvaise nouvelle qui est bonne. Aujourd'hui, on constate que le journaliste n'est pas conscient de la portée de ses écrits. C'est un véritable paradoxe !
On ne doit pas écrire n'importe quoi. On ne doit  tenir compte que des faits. L’écrit journalistique doit avoir plus de crédibilité que les autres. Par conséquent, le journaliste ne doit pas omettre son rôle d'éducateur. Il faut dire que le décès d'Ebossé a porté atteinte à l'image de marque de l'Algérie.
La mort d'Ebossé est, cependant, accidentelle. Il faut que les journalistes locaux soient moins chauvins.
Le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, m'a chargé de préparer une campagne de sensibilisation et de publicité pour faciliter la prise de conscience des gens autour de ce phénomène".
Un riche débat s’est instauré avec le ministre qui a répondu à toutes les questions des journalistes qui ont tous mis l'accent sur le phénomène de la violence. Il est certain qu'il faudra faire preuve de fermeté et d'éviter le laxisme, comme l'a affirmé M. Hamid Grine, ministre de la Communication.

Hamid Gharbi

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Le ministère de la Communication annonce une vaste opération de sensibilisation sur la violence
"Le ministère de la Communication, au même titre que d'autres institutions,  a été chargé d'enclencher une large opération de sensibilisation sur le phénomène  de la violence dans la société algérienne, à travers des spots publicitaires  véhiculant un message clair", a déclaré le ministre, lors de la conférence-débat  . Les différents organes de presse (télévisions, radios, presse écrite,  presse électronique et réseaux sociaux) seront associés à cette opération qui  est inscrite sur le long terme. "Nous espérons qu'à travers cette opération qui  ne se limite pas dans  le temps, nous pourrons rendre la société plus sensible à ce fléau qui est  un phénomène qu'il faut éradiquer", a souligné M. Grine.  
Cette décision a été prise lors de la réunion d'un Conseil interministériel  consacré à la délinquance dans les enceintes et établissement  publics.En marge de la conférence, le ministre de la Communication a annoncé  la tenue, fin septembre 2014, d'un séminaire regroupant des acteurs du  mouvement sportif.

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Propos de journalistes
La lutte contre la violence exige, aux yeux des journalistes, une application de la loi dans toute sa rigueur et à tous les niveaux, une fois les responsabilités déterminées.
Ce fléau touche différents pans de la société, d'où la nécessité de commencer à agir au niveau des foyers et des écoles, car la première part de responsabilité dans la lutte contre la violence incombe  d'abord aux parents et aux enseignants". Un avis partagé par une majorité des confrères qui ont qualifié les stades de football de "fenêtre ouverte sur la société" et que les faits qu'on y constate ne sont que "le reflet de ce qui existe un peu partout". Ahmed Achour, un des doyens de la presse sportive algérienne est allé  plus loin en présentant le sport, le football en particulier, comme "une victime  de la violence, et non comme un vecteur de ce fléau".         
 "Le phénomène de la violence ne concerne pas uniquement les stades d'Algérie.  Il faut voir ce qui se passe dans d'autres pays. Dernièrement, un supporter a été tué par balle en Argentine et Dieu merci, en Algérie, nous n'en sommes  pas arrivés là" a encore tenu à faire savoir le journaliste.                                     

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Le problème se situe ailleurs            
"Après l'incident du stade de Tizi-Ouzou et la mort d'Ebossé, j'ai passé  en revue les articles qui ont été publiés pendant les semaines ayant précédé  le Clasico JSK-USMA. Franchement, je n'ai trouvé aucun commentaire incitant  à commettre un tel acte" affirme un autre journaliste. "Les stades d'Algérie sont vieux et ne répondent pas aux normes modernes. L'accès des supporters, locaux et adverses, se fait souvent par une seule porte,  ce qui mène parfois à l'affrontement" a souligné Bouhanika avant d'ajouter que "même les grands stades, comme le 5-Juillet, qui possèdent plusieurs portes d'accès, n'ouvrent que deux ou trois portes pour un public qui dépasse  les 70.000 fans. Ce qui montre une autre faille, même au niveau de la gestion"  a-t-il considéré.          
D'autres intervenants ont déploré l'absence de caméras et de fichier  national des supporters pour débusquer et poursuivre les fauteurs de trouble, soulignant, à titre d'exemple, qu'"à ce jour, les agresseurs de Fayçal Badji, en 2001, et Abdelkader Laïfaoui, en 2012, courent toujours. Et ça continue avec le drame d'Ebossé."           
La presse sportive a le mérite d'avoir révélé, à plusieurs occasions, des faits dramatiques passés sous silence, ont fait savoir des   journalistes présents.          
 

EL MOUDJAHID  

 

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