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Écrit par K. S.   
Samedi, 06 Septembre 2014 17:46
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La Casbah menacée de disparition

En l’absence de prise en charge
La Casbah menacée de disparitionLa Casbah est menacée de disparition. Bien que classée patrimoine mondial depuis plusieurs années, les organismes qui ont à charge la gestion de ce patrimoine tardent à mettre en œuvre un vrai plan de restauration et de sauvegarde.

La vieille médina souffre du laisser-aller des pouvoirs publics : un joya multiséculaire en perdition

Les derniers vestiges qui restent debout et qui peuvent être restaurés et valorisés sont laissés à l’abandon. Ils subissent les désagréments du temps et de ses aléas, sans que cela ne suscite auprès des responsables un quelconque intérêt. Les pouvoirs publics semblent, au contraire, reléguer la question de l’urgence au second plan.

La vieille médina se meurt, mais on ne fait rien pour la sauver ! Entre-temps, La Casbah est devenue un fonds de commerce utilisé par certains habitants sans scrupule pour bénéficier de relogement. Les opérations de relogement dont ont bénéficié les habitants de La Casbah totalisent de quoi reloger trois fois de suite tous les habitants. Au lieu de servir de lieu touristique pouvant drainer des milliers de visiteurs, La Casbah est devenue un lieu de transit pour l’obtention d’un logement.

Ceux qui veulent avoir un logement sont sûrs de l’obtenir en passant par une douira de La Casbah. D’après un responsable de la wilaya, plus de 11 000 logements ont été octroyés aux habitants de La Casbah, et ce, depuis que les opérations de relogement ont commencé à se succéder. En plus de la disparition  qui menace le patrimoine architectural de La Casbah, toutes les activités qui gravitent autour de ce patrimoine sont également menacées de disparition.

Les activités artisanales telles que la tannerie, l’ébénisterie, la sculpture ou encore la broderie ont complètement disparu. Le dernier atelier d’ébénisterie a fermé ses portes il y a deux ans, suite au décès de son propriétaire. Le local a été définitivement fermé et l’activité n’a, hélas, pas été reprise. Cet exemple illustre la situation de déliquescence générale que connaît La Casbah d’Alger, tant sur le plan de la structure socioéconomique que sur celui de la sauvegarde des vestiges dont elle regorge.

La basse Casbah en ruine

La dégradation ne concerne pas seulement la vieille médina, mais elle touche également les quartiers de la Basse Casbah qui tombent littéralement en ruine. De la rue Bab Azzoun, sur le flanc de la colline jusqu’aux petites ruelles naissantes à partir de la rue Bouzrina et qui serpentent le flanc de la montagne, tous les immeubles s’effritent au gré du temps et de ses désagréments. La question du vieux bâti dans cette partie de la capitale est une question de vie ou de mort.

Les immeubles sont tellement délabrés que des pans entiers de balcons tombent à la moindre chute de pluie. Les planchers des appartements s’affaissent sous le poids de leurs occupants et les cages d’escalier sont suspendues dangereusement à des murs lézardés.
Dans certaines ruelles, les bâtiments sont soutenus les uns aux autres par des madriers. Dans les bâtiments, les escaliers sont également consolidés par des chevrons. Il arrive souvent que des rampes cèdent, laissant les locataires dans l’incapacité de rejoindre leur appartement. Le dernier séisme a porté le coup de grâce à ces immeubles séculaires, en les fragilisant davantage.

Au 7, rue des Frères Ouslimani, les vieilles bâtisses présentent tous les signes avant-coureurs d’effondrement. Dans les appartements, les fissures sont si larges qu’elles laissent entrevoir la lumière du jour. Il y a même des fentes entre les appartements, laissant des entrebâillements entre les voisins. «Nous avons réparé ce qui pouvait l’être.

Nous n’avons pas les moyens de restaurer la structure de l’immeuble. Il faut de gros moyens», soutient un habitant de la rue des Frères Ouslimani. «L’effondrement de cet immeuble est juste une question de temps», poursuit-il. Il est temps pour les pouvoirs publics de prendre sérieusement en charge la sauvegarde de La Casbah, car il y va de notre mémoire et de celle des générations futures.
 

EL WATAN   

 

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