kayena

Enlèvement des 5 ressortissants français au Niger. PDF Imprimer Envoyer
Actualités - Nouvelles
Écrit par Mahmoud Tadjer   
Lundi, 20 Septembre 2010 00:00
AddThis Social Bookmark Button

La France demande officiellement l’aide de l’Algérie


La France demande officiellement l’aide de l’Algérie

L’armée algérienne basée aux frontières avec le Niger et le Mali est en état d’alerte maximale. De nouvelles troupes ont été dépêchées hier pour prêter main forte aux soldats basés dans les localités frontalières.

La France a officiellement sollicité l’aide algérienne pour tenter de retrouver les cinq ressortissants français enlevés au Niger par El-Qaïda au Maghreb, vendredi dernier, a révélé hier une source algérienne très au fait du dossier sécuritaire.

Après le rapt, les ravisseurs se sont dirigés avec leurs otages vers les frontières du Mali et de l’Algérie.

L’armée algérienne basée aux frontières avec le Niger et le Mali est en état d’alerte maximale. De nouvelles troupes ont été dépêchées hier pour prêter main forte aux soldats installés dans les localités frontalières. La France avait déjà sollicité l’aide de l’Algérie contre le groupe AQMI agissant dans la zone du Sahel, et ce au mois d’août dernier après l’échec de la libération de Germaneau, l’humanitaire français tué par El-Qaïda. Une délégation militaire française de haut rang a séjourné à Alger le 1er août dernier pour des discussions avec les autorités algériennes sur la coopération militaire dans la région du Sahel. Les Français ont compris que l’aide algérienne était indispensable dans leur guerre contre les terroristes au Sahel, malgré le coup de froid qui caractérise les relations sécuritaires à propos du Sahel. Les autorités françaises avancent l’hypothèse selon laquelle les assaillants pouvaient «être des touareg» prêts à vendre leurs victimes aux terroristes. En effet, il y a plus d’une semaine, une cinquantaine de touareg avaient rejoint le groupe d’El-Qaïda au Maghreb. Il est fort possible, en outre, que ces nouvelles recrues soient derrière ce coup d’éclat afin de démontrer leur efficacité et leur désir d’intégrer le groupe terroriste appâté bien sûr par l’argent. Les communautés touareg ont de plus en plus de mal à résister à l’attrait de l’argent des groupes terroristes. L’importance des sommes en jeu a fait exploser les systèmes de protection dont pensaient bénéficier les Européens qui s’aventuraient dans ces zones. L’ancien ministre nigérien de l’Intérieur, Idi Ango Omar, a soutenu avant-hier que la sécurité des expatriés français du groupe Areva à Arlit était assurée par des sociétés privées appartenant à d’anciens chefs de la rébellion touareg. Si le rapt qui s’est déroulé en zone sécurisée d’Arlit a été organisé au Niger, il y a de très fortes chances que les otages soient introduits au nord du Mali, non loin de la frontière algérienne. Dans ces régions, le chef rebelle Mokhtar Belmokhtar et Abdelhamid Abou-Zeid se sont payé de solides alliances avec des chefs de tribus qui leur assurent, outre les caches et les hommes, une négociation toujours avantageuse avec Bamako et les capitales occidentales. La région de Kidal, au nord du Mali, est le fief de la branche sahélienne d’El-Qaïda au Maghreb.

Le Jeune Indépendant

 

Vous devez être inscrit pour poster des commentaires sur ce site.

Évènements

« < Juillet 2018 > »
D L M M J V S
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31 1 2 3 4

Images Aléatoires

alger-force-africaine.jpg

PROVERBE DU JOUR

Quiconque ira verra ; celui qui restera n'aura rien. [PROVERBE AFRICAIN]