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Cinéma -11e festival du film de Mumbai (29 octobre-5 novembre ) : PDF Imprimer Envoyer
Rubrique - Culture
Écrit par Azzedine Mabrouki - KAYENA   
Mercredi, 11 Novembre 2009 01:15
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Made in Algeria

Cinéma-11e festival du film de Mumbai (29 octobre-5 novembre ) : Made in AlgeriaLe 11e Festival du film de Mumbai a pris cette année l’allure d’un carrefour joyeux, vigoureux, fascinant d’échanges entre les cinémas de tous les horizons du monde avec 200 films et la participation de 56 pays. La Chine est encore loin de Malek Bensmaïl, portrait saisissant de Ghassira, village mythique des Aurès, a séduit le public indien de Fun Republic cinema par la force de son témoignage et aussi par le ravissement créé par le décor hypnotique aurésien classé patrimoine mondial.


Belle occasion de montrer en Inde un travail talentueux « made in Algeria ». A signaler aussi que le manque de moyens a engendré pour Z’har de F. Zamoum un travail très limité, un brouillon suite à un enchaînement de mauvais coups et de cafouillages au tournage. Mais il suffit de revoir, au milieu du public de Mumbai, le soin méticuleux avec lequel Malek Bensmaïl a fait son film et aussi la joyeuse et admirable mise en abîme de Casablanca dans Casanegra de Nourredine Lakhmari pour se dire que le cinéma maghrébin est quelque fois capable de miracle. En Inde, pays du cinéma par excellence, les valeurs sûres se trouvent souvent au Bengale. Voir la sensibilité extrême de la mise en scène de Rituparno Gosh dans Abohomaan (l’éternel) où Aniket, cinéaste renommé de Kolkota (Calcutta), marié à Deepti, l’actrice de ses premiers films, voit soudain sa vie bouleversée par l’apparition de Shikha, jeune actrice d’une extrême beauté. Univers complexe du milieu artistique bengali recréé et mis en scène dans un style d’une cohérence indiscutable par Gosh, auteur inventif et profond.

Le 11e Festival de Mumbai a honoré Shashi Kapoor, Amitabh Bachchan (surnommé Big B en Inde), Théo Angelopoulos et primé de jeunes cinéastes, comme l’Anglais Dominic Murphy lauréat du grand prix (Golden gateway of India) pour son film White Lightin. Dans la section Indian Frame, d’une indéniable rare qualité, beaucoup de films tranchaient encore par leur singulière originalité. Comme le riche Kutty Srank (Sailor of Hearts ) du cinéaste du Kérala, Shaji Karun qui mélange légende, théâtre, danse pour nous plonger dans un monde beau et énigmatique à la fois. Shaji karun est l’auteur d’un classique du cinéma indien Piravi, chef d’œuvre inégalé réalisé en 1988. D’autres productions comme Ghanda (the smell) de Sachin Kundelkar, Aadami de Amit Datta, Vihir de Umesh Vinayek Kulkarni sont proches par bien des côtés.

Loin de la lourdeur obsessionnelle des grosses productions, leurs auteurs s’impliquent dans le courant du cinéma de qualité (quality film). Leur travail est brillant, sincère, convaincant, loin de la mécanique commerciale de Bollywood. Le Festival de Mumbai est désormais une valeur sûre dans le circuit des festivals internationaux. Pris en main par une bande sympathique de cinéastes et acteurs au sein de la MAMI ( Mumbai Academy Of Moving Image ) comme Shabana Azmi, Amol Palekar, Jaya Bachchan, Farhan Akhbar..., le festival a présenté un programme de grande classe à un public impressionnant, amusé d’assister, pendant une semaine, à une longue chronique du cinéma mondial dans Mumbai où l’amour du cinéma est une chose largement connue.

EL WATAN
 

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