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Projection de « Fadhma N’Soumeur » à Tizi Ouzou PDF Imprimer Envoyer
Rubrique - Culture
Écrit par Rachid Hammoutène   
Dimanche, 19 Octobre 2014 19:19
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Le film accueilli par une standing-ovation

Projection de « Fadhma N’Soumeur » à Tizi Ouzou
Le film accueilli par une standing-ovationAprès sa projection, jeudi dernier, à la cinémathèque d’alger, Le long-métrage « Fadhma N’Soumeur » de Belkacem Hadjadj a été projeté, hier, à la maison de la culture Mouloud-Mammeri en présence du réalisateur, du scénariste et de certains comédiens.

La projection s’est déroulée devant une assistance nombreuse dont le wali de Tizi Ouzou, Abdelkader Bouazghi et du P/APW, Hocine Haroun. Un wali que le réalisateur a tenu à remercier « pour sa disponibilité, son soutien matériel mais aussi pour avoir fait le déplacement sur les lieux de tournage à Bouzeguène », dira Hadjadj. Ce dernier a reçu une standing-ovation suivie de you-yous à la fin de la projection. Beaucoup ont salué ce film jugé remarquable. Au cours du débat, Belkacem Hadjadj, a vite recadré la question de ses choix du casting en confiant le rôle principal à la Franco-Libanaise Laetitia Eido qui a campé le personnage de Fadhma N’Soumeur et au Franco-Marocain Assaâd Bouab celui de Boubghla.

« J’ai fait une œuvre de fiction »
« J’étais pris par le temps et je ne pouvais consacrer des mois et des mois à faire dans le casting, à trouver la femme ou l’homme qui jouerait les rôles principaux ». « J’ai fait le casting ici au pays, je n’ai pas trouvé ce qu’il me fallait », a-t-il précisé. « Dès que Laetitia Eido m’avait envoyé sa photo et son CV par Internet, je me suis dit voilà l’héroïne que je cherchais. Une fois castée, elle m’avait rassuré qu’elle pouvait apprendre le kabyle pour tenir le rôle. Je l’ai confiée à Benmohamed qui a écrit les dialogues. Et là je suis tombé raide en la voyant parler kabyle, même si l’accent n’était pas encore parfait », a-t-il affirmé. Pour revenir au temps du tournage, Hadjadj avouera qu’il était pressé de faire ce film. « Un tel film nécessite de gros moyens et surtout une enveloppe conséquente. Et lorsque qu’on m’avait proposé les moyens dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance, je ne pouvais rater une telle occasion ». Tout en soulignant que pour « une aussi grosse production, il fallait entre 5 et 6 ans de préparation. Nous l’avions faite en quatre années ». Quatre années de préparation dix-huit semaines de tournage en deux saisons. Outre la question du casting, Belkacem Hadjadj a été confronté aux faits historiques du film. « J’ai fait un film de fiction sur la vie et l’œuvre de Fadhma N’Soumeur et non un film historique. C’est une fonction dans laquelle j’aa essayé de reproduire quelque peu des faits historiques avérés. J’ai fait un film sur Fadhma N’Soumeur comme je la vois et non un film de Fadhma N’Soumeur. Chacun pour faire un film sur elle. Le personnage Jeanne d’Arc n’a-t-il pas été porté au moins une dizaine de fois à l’écran ? Je n’ai pas la prétention d’être historien pour reproduire fidélement les faits et actes de cette héroïne sur laquelle nous n’avons pas trouvé beaucoup d’archives écrites ». Selon lui, « c’est l’oralité qui a forgé le mythe de l’héroine ». Dans le film on a découvert avec plaisir un autre talent du chanteur Ali Amrane qui a campé le rôle de Anzar (le poète). Comme la belle musique de Safy Boutella. Le film de Hadjadj est une grosse production algérienne, subventionnée par l’Etat, sur une figure historique du pays et de la résistance populaire en Kabylie. Une femme qui a organisé et mené la résistance face à l’invasion française au milieu du 19e siècle que les anciens généraux et historiens français surnommeaient la « Jeanne d’Arc kabyle ». D’une durée de 1h52, ce long métrage a été tourné dans des décors magnifiques en Kabylie « dans des conditions très dures », dira Hadjadj qui soutient « cependant, faire des images là-bas ést un pur bonheur. Les décors sont superbes, il y a eu un très bon travail sur les costumes avec des acteurs très coopératifs ». Enfin, sur la question de la distribution du film en version originale, Hadjadj s’est montré clair. « C’est le choix du distributeur que nous n’avons pas encore discuté. Si cela tenait à moi, je préfère le garder tel qu’il a été présenté aujourd’hui car beaucoup de personnes adorent les versions originales sous-titrées ».

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